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Une ville allemande va employer des alcooliques pour nettoyer les rues

Six personnes doivent commencer à nettoyer les rues... (Photo PATRIK STOLLARZ, Archives AFP)

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Six personnes doivent commencer à nettoyer les rues et ramasser les ordures contre un émolument de 1,25 euro par heure, un repas chaud et trois bouteilles de bière, ainsi que du tabac pour les fumeurs, détaille le quotidien die Welt.

Photo PATRIK STOLLARZ, Archives AFP

Agence France-Presse
BERLIN

La ville allemande d'Essen (ouest) démarre mercredi une opération controversée visant à employer des drogués et alcooliques pour nettoyer les rues en leur offrant en échange de la bière, du tabac et une maigre rémunération, rapportent les médias.

Baptisée «Pick up» mais déjà surnommée «Nettoyer pour de la bière», l'opération sera encadrée par des travailleurs sociaux et se tiendra autour de la gare centrale de cette cité de la Ruhr où se rassemblent des drogués, alcooliques et sans domicile fixe.

Six personnes doivent commencer à nettoyer les rues et ramasser les ordures contre un émolument de 1,25 euro par heure, un repas chaud et trois bouteilles de bière, ainsi que du tabac pour les fumeurs, détaille le quotidien die Welt.

Le projet a déjà suscité de vives critiques notamment d'associations d'aide aux sans-logis qui dénoncent «un travail à bas prix». Elles se sont également demandé s'il était judicieux de fournir de l'alcool à des personnes dépendantes avec les deniers publics.

Les responsables du projet Suchthilfe Direkt avancent à l'inverse que cette opération, déjà menée à Amsterdam, vise à réintégrer dans la société des personnes dépendantes à l'alcool ou à la drogue.

«Les participants au projet sont des gens qui ont besoin d'une structure quotidienne pour se remettre sur pied», a assuré son coordinateur, Oliver Balgar, dans le quotidien Bild.

L'objectif est aussi de permettre à ces personnes désocialisées d'entrer en contact étroit avec des services sociaux ou médicaux qui pourront ensuite leur venir en aide.

La plupart sont en effet des personnes sans emploi depuis longtemps, très dépendantes et pour qui les thérapies ont échoué, a précisé l'organisation dans un communiqué.




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