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Chine: blé et riz source des différences culturelles nord-sud

La riziculture requiert une main-d'oeuvre très nombreuse et... (Photo SEAN YONG, Archives Reuters)

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La riziculture requiert une main-d'oeuvre très nombreuse et deux fois plus de temps pour planter et récolter que le blé, expliquent les auteurs.

Photo SEAN YONG, Archives Reuters

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La culture du riz dans le sud de la Chine et celle du blé dans le nord depuis des siècles ont forgé des mentalités différentes qui expliqueraient le contraste culturel entre les deux parties du pays.

La coopération requise entre les agriculteurs pour la production du riz, répandue dans le sud de la Chine depuis des générations, a façonné une culture d'interdépendance, explique Thomas Talhelm, de l'Université de Virginie aux États-Unis, principal auteur d'une étude sur le sujet parue jeudi dans la revue américaine Science.

En revanche dans le nord, où domine la culture du blé, la population est plus individualiste, ce qui reflète une forme d'agriculture indépendante depuis des siècles.

Les Chinois du nord sont vus comme étant plus agressifs et indépendants tandis que dans le sud ils sont jugés plus coopératifs et interdépendants.

Les Chinois sont conscients de ces différences culturelles entre le nord et le sud, séparés par le Yangtze, le plus long fleuve de Chine, qui coule d'ouest en est.

Ces différences de caractère ont été attribuées à plusieurs facteurs, comme la différence du climat, plus chaud au sud et plus rude au nord, ce qui sans aucun doute affecte l'agriculture, notent les chercheurs.

Mais selon eux, ces différences de tempérament dans le peuple chinois se sont développées pendant des millénaires et semblent bien avoir été surtout forgées par les deux grands types de cultures différents.

La riziculture requiert une main-d'oeuvre très nombreuse et deux fois plus de temps pour planter et récolter que le blé, expliquent les auteurs.

De plus, étant donné que le riz pousse dans l'eau sur des terres irriguées, il est nécessaire de partager l'eau et de creuser des canaux qui doivent être constamment entretenus. Ainsi les riziculteurs sont contraints de travailler ensemble pour construire et entretenir les infrastructures dont toutes les cultures du riz dépendent.

Ce type d'activité a créé une culture d'interdépendance dans les régions du sud de la Chine, conclut Thomas Talhelm.

En revanche, le blé est cultivé sur des terres sèches et dépend des précipitations. De ce fait, les cultivateurs peuvent dépendre davantage d'eux-mêmes, ce qui forge un esprit indépendant dominant dans la culture des Chinois du nord.

«Les données collectées pour cette recherche suggèrent que les héritages de l'agriculture continuent à influencer la population dans le monde moderne», selon Thomas Talhelm.

«Cela a produit deux psychologies culturelles distinctes, qui sont un miroir des différences entre l'Asie du sud-est et l'Occident», conclut-il.




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