• Accueil > 
  • Vivre > 
  • Mode 
  • > Haute couture: premier défilé Dior post-Raf Simons 

Haute couture: premier défilé Dior post-Raf Simons

Les décolletés dénudent les épaules, souvent de façon... (PHOTO REUTERS)

Agrandir

Les décolletés dénudent les épaules, souvent de façon asymétrique dans cette collection printemps 2016 qui joue les variations autour du fameux tailleur «Bar» à la taille de guêpe, icône du style «New Look» de Christian Dior.

PHOTO REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Anne-Marie Mondesert
Agence France-Presse
Paris

Trois mois après le départ du directeur artistique Raf Simons, le défilé Dior haute couture, orchestré par l'équipe du studio de la maison, a proposé lundi à Paris des silhouettes féminines et décontractées, définissant «un nouveau réalisme de la couture».

Les décolletés dénudent les épaules, souvent de façon asymétrique dans cette collection printemps 2016 qui joue les variations autour du fameux tailleur «Bar» à la taille de guêpe, icône du style «New Look» de Christian Dior.

Il se décline en manteaux ou en vestes dont les manches sont parfois allongées et fendues.

Dans cette collection, aisément portable, les femmes Dior s'habillent «avec liberté et sans apprêt» et «définissent un nouveau réalisme de la couture», indique la marque dans un communiqué.

Des broderies forment des motifs panthère, rappelant des imprimés animaliers vus lors de collections réalisées par Raf Simons, dont on retrouve notamment la touche dans la ligne épurée de robes longues.

De petites robes de soie brodées, au-dessus du genou, font contraster deux motifs, donnant l'illusion d'un ensemble jupe et haut. D'autres robes, plus «années folles», jouent les transparences avec des fines dentelles noires et des volants.

Pour compléter la silhouette, de larges rubans noirs sont noués autour de la cheville, parfois accompagnés de bijoux.

Avant la nomination tant attendue d'un successeur à Raf Simons, la collection a été orchestrée par les deux directeurs du studio, les stylistes suisses Serge Ruffieux et Lucie Meier, et réalisée avec les ateliers de la maison.

Du temps au temps

Les deux stylistes suisses, entourés de leurs équipes, sont venus saluer à l'issue du défilé, qui se tenait dans un décor tout en miroirs installé dans le jardin du musée Rodin. Comme à l'accoutumée, un deuxième défilé était organisé pour les clientes.

«L'objectif, c'est que ces robes, ces tailleurs, ces vestes soient portés ! La meilleure façon, c'est de maîtriser le savoir-faire», a rappelé le PDG de Dior, Sidney Toledano, soulignant le talent des équipes internes.

Quant au choix d'un nouveau directeur artistique, «on donne du temps au temps, la maison continue sa trajectoire, on a beaucoup de moteurs», a-t-il dit, refusant de donner une échéance.

Provoquant la surprise dans le monde de la mode, Raf Simons avait annoncé en octobre son départ de la direction artistique de Dior, en faisant valoir des «raisons personnelles» et son désir de se concentrer sur sa propre marque.

Dior avait déjà connu une vacance de directeur artistique entre le licenciement de John Galliano en mars 2011 et la nomination de Raf Simons en avril 2012. L'intérim avait été effectué avec succès par l'ancien bras droit de Galliano, Bill Gaytten.

Le candidat idéal sera «celui qui comprendra la marque, qui saura se souvenir des bases de Dior, et comprendre l'air du temps, c'est ce que Monsieur Dior avait senti d'une manière géniale en son temps, c'est ce que les autres créateurs ont apporté à cette maison», a commenté M. Toledano.

«La maison tourne bien», a-t-il dit. «Dior est un grand orchestre avec beaucoup de virtuoses, ils n'attendent pas, le train avance, le futur (directeur artistique) devra monter dans le train!», a-t-il lancé.

À l'occasion de la semaine de la haute couture, la maison de la prestigieuse avenue Montaigne à Paris s'est associée avec le célèbre hôtel voisin, le Plaza Athénée, qui propose dans sa brasserie chic un menu spécial inspiré des recettes rédigées par Christian Dior dans son ouvrage «La cuisine cousue main» en 1972.

Ce menu à 90 euros se compose d'oeufs à la russe, d'un turbot à la champenoise et d'un kalouga, gâteau chocolat café-mangue. Christian Dior déjeunait souvent au Plaza Athénée et c'est le bar du palace qui lui a inspiré son tailleur «Bar».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Vivre

Tous les plus populaires de la section Vivre
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer