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La Fashion Week de Londres voit la vie en rose

Zandra Rhodes, figure mythique de la mode britannique.... (PHOTO ADRIAN DENNIS, AFP)

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Zandra Rhodes, figure mythique de la mode britannique.

PHOTO ADRIAN DENNIS, AFP

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Edouard GUIHAIRE
Agence France-Presse
LONDRES

Après New York, la Fashion Week a posé vendredi ses valises à Londres, mais pour s'aventurer aussitôt dans un voyage aux confins de l'Asie avec les tissus malaisiens et les robes sari de Zandra Rhodes, déclinés dans une explosion de rose, sa couleur fétiche.

Zandra Rhodes, figure mythique de la mode britannique, a présenté sa collection printemps-été 2016, dans un salon tout en dorures de l'hôtel de luxe Café Royal.

Pantalons, robes, jupes, tee-shirt, blousons courts, ceintures, casquettes à visière translucide: on trouve du rose de la tête aux pieds, par petites touches avec des motifs végétaux sur tissus blancs, ou bien l'inverse, avec des frises blanches et légères glissant sur des étoffes aux dégradés de roses.

Les pantalons sont souples, amples et aériens, portés au-dessus du nombril, évasés aux chevilles. la créatrice imagine une femme à la fois chic et décontractée, féminine jusqu'au bout des ongles.

Elle a puisé son inspiration au gré de ses pérégrinations autour du monde, et notamment à Kuala Lumpur, d'où proviennent les tissus peints à la main (batik), technique qu'elle apprécie particulièrement, confie-t-elle à l'AFP.

«Je veux montrer au monde à quel point il est possible de faire de belles choses en peignant à la main», dit-elle.

Le style est bien plus minimaliste chez la jeune créatrice sud-coréenne J. JS Lee, qui s'est livrée à un véritable exercice de géométrie avec des rayures tous azimuts, horizontales ou verticales, larges ou étroites.

Baptisé «Liberté et libération», le vestiaire propose des coupes asymétriques qui s'affranchissent des conventions. Les robes ont des lignes fluides, cachent une jambe, dévoilent l'autre. Jackie Lee joue aussi avec les bretelles, montre une épaule, recouvre l'autre.

Elle utilise les couleurs avec parcimonie, pas plus de deux à la fois: vert printanier, blanc cassé, rose, noir et blanc.

Beaucoup moins économe, le Canadien Jean-Pierre Braganza s'est inspiré du thriller musical «Whiplash» pour proposer un défilé sexy, festif et coloré.

Explications: «J'ai mélangé les concepts du jazz et du mouvement Bauhaus», courant avant-gardiste du design du début du XXe siècle, dont il reprend l'usage des couleurs primaires.

S'il y a du jazz avec des motifs complexes suggérant des touches de piano, il y a aussi du rock dans ses shorts noirs, courts, brillants. Les robes sont fendues, les jambes dégagées, les décolletés audacieux, presque bravaches.

Émoustillant

Pour sa 62e édition, la Fashion Week de Londres a délaissé le luxe institutionnel de Somerset House, son ancienne résidence, pour s'installer au stationnement de Brewer street, un bâtiment art-déco des années 1920 situé au coeur de Soho, quartier festif et commerçant.

«Il était temps de changer, d'aller vers quelque chose de nouveau, d'émoustillant», explique à l'AFP Caroline Rush, directrice du British Fashion Council (BFC), qui organise l'évènement.

Pendant cinq jours, au milieu des sex-shops, traiteurs italiens, sushis-bars et boutiques de prêt-à-porter, la Fashion Week accueille plus de 150 créateurs, auxquels s'ajoutent les dizaines de défilés et présentations disséminés dans toute la ville.

Et comme chaque année, le grand rendez-vous britannique de la mode offre une tribune unique aux jeunes créateurs, comme Molly Goddard, Sadie Williams ou Marta Jakubowski.

Innover, surprendre, choquer, anticiper, inventer: c'est dans l'ADN de la scène londonienne, souligne la blogueuse mode Kristabel Plumme.

«Londres est définitivement l'une des Fashion Week les plus créatives, peut-être en raison de la présence d'écoles de stylisme de renom et de lieux à forte résonance comme Soho ou East London», dit-elle à l'AFP.

Il faudra également surveiller de près les jeunes talents confirmés, voire déjà stars, à l'image de Jonathan Anderson. Directeur artistique de la marque de maroquinerie espagnole Loewe, ce Britannique de 31 ans, considéré comme l'un des créateurs les plus influents du moment, présentera samedi la nouvelle collection de sa propre griffe, J.W. Anderson.

Le même jour, les fashionistas pourront découvrir les créations d'Anthony Vaccarello, directeur créatif de Versus Versace, tandis que les poids lourds de la mode britannique Vivienne Westwood Red Label et Burberry Prorsum défileront respectivement dimanche et lundi.

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