Myco Anna célèbre ses 20 ans

Christiane Garant, présidente et directrice du design de... (Ohoto fournie par Myco Anna)

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Christiane Garant, présidente et directrice du design de Myco Anna, dans l'atelier de l'entreprise de Québec, qui compte une vingtaine d'employés.

Ohoto fournie par Myco Anna

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Annie Lafrance

Il y a 20 ans, quand la griffe Myco Anna a vu le jour, le terme écolo-chic n'existait pas dans le jargon de la mode. Ni le marché du vêtement recyclé. Deux décennies plus tard, la pionnière de la mode écologique au Québec cherche à se redéfinir. Moins de patchworks et une nouvelle stratégie de vente sont au menu cette saison.

La griffe de prêt-à-porter pour femmes Myco Anna amorce un nouveau virage pour souligner ses 20 ans d'existence. Elle vient tout juste d'annoncer à ses clientes qu'elle fermera la boutique de Montréal à la fin du mois. Mais, du même souffle, elle pense à prendre de l'expansion et à retourner vendre aux États-Unis dans la prochaine année.

Il s'agit d'une nouvelle stratégie pour la PME de mode écologique. Devant les incertitudes du commerce au détail et les nombreuses faillites médiatisées au cours des derniers mois, Myco Anna joue de prudence.

Trouver son équilibre

C'est pourquoi elle diversifiera davantage ses activités, explique la présidente et directrice artistique Christiane Garant. Jonglant avec les nombreuses décisions administratives, elle a fait un premier choix: après sept années, la boutique de Montréal, sur le boulevard Saint-Laurent, fermera ses portes à la fin du mois. Une décision difficile, juge Mme Garant, mais nécessaire.

«Nous avons fait le choix de distribuer à nouveau nos collections dans différents points de vente, et comme Montréal en compte déjà plusieurs, la boutique sur Saint-Laurent était devenue superflue.

»

Christiane Garant
présidente et directrice artistique de Myco Anna

Les deux boutiques de Québec demeurent ouvertes, et d'autres points de vente devraient s'ajouter dans les prochaines semaines.

De fait, l'entreprise compte plus d'une centaine de points de vente, principalement au Québec, mais aussi en Ontario. Et ses prochains efforts seront déployés à investir à nouveau les États-Unis et l'Europe, où elle avait dû effectuer un repli stratégique il y a quelques années. «On s'adapte et on évolue selon le marché», indique la présidente, qui assure par ailleurs que, somme toute, son entreprise est en bonne santé financière.

«Mais on va attendre d'avoir un équilibre entre la vente au détail et en distribution avant de se lancer à l'international», poursuit-elle.

L'autre force de frappe de la PME de Québec est sa boutique en ligne qui augmente ses ventes chaque année. «On s'adresse à une autre clientèle, plus jeune et plus au fait des tendances de mode», explique Mme Garant. Myco Anna est aussi débarquée dans la communauté web d'Etsy dernièrement.

Rajeunir l'image de marque

C'est d'ailleurs cette jeune clientèle qui est directement visée par la collection 20e anniversaire, nommée Welcome to Paradise, qui débarque ces jours-ci dans les boutiques et en ligne. C'est qu'à première vue, la griffe ne fait pas ses 20 ans. Myco Anna présente ce printemps un haut écourté (crop top) en filet, des camisoles au dos nageur et une petite robe estivale à l'imprimé de flamants roses. Des pièces vestimentaires pilent dans la tendance du moment.

À la différence de celles des autres marques populaires, les créations de Myco Anna sont faites à partir d'étoffes dites éthiques (coton biologique, viscose et tricot teint et filé au Québec). Les empiècements de matières recyclées - qui ont fait la renommée de la griffe - sont pratiquement absents de la collection. Pourquoi? «C'est la nouvelle voie de Myco Anna. Désormais, on élargit le mandat écologique de la marque. Ce n'est pas que du recyclé», répond simplement Mme Garant.

Le virage éthique se poursuivra dans la collection automne-hiver 2015-2016, avec encore plus de tricots filés et teints au Québec. «Mais le patchwork n'est pas out, loin de là!, assure la présidente. Sur les passerelles de mode, le style artisanal est toujours bien en vue. Le défi pour nous est de l'utiliser de nouvelles formes et de nouvelles façons.»

Le défi est lancé.

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