Magnifier la photo de mode

Shayne Laverdière a su à 10 ans, dès... (Photo Shayne Laverdière)

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Shayne Laverdière a su à 10 ans, dès qu'on lui a offert un appareil photo, qu'il ferait de cet art son métier.

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Marie Claire, GQ Italie, GQ Turquie, Grazia, Vogue Uomo, Clin d'oeil ou Dress to Kill ont déjà publié ses éditoriaux de mode. En quelques années, le photographe montréalais Shayne Laverdière a développé un style bien à lui, qui se remarque par son attention à la lumière et aux décors.

Les lecteurs de magazines de mode d'ici et d'ailleurs auront peut-être déjà remarqué les éditoriaux de Shayne Laverdière, qui empruntent au cinéma un certain romantisme et une attention toute particulière à l'éclairage comme aux décors.

« Les lieux, c'est ce qui me fait vibrer. Ça peut être quelque chose de riche, une grande maison vide autant qu'un terrain vague, explique Shayne Laverdière. Le lieu dans lequel on shoote, c'est autant un personnage que la personne. »

PASSION

Shayne Laverdière a su, dès qu'on lui a offert un appareil photo, qu'il ferait de cet art son métier. C'était un Minolta TX250, et il avait 10 ans.

Vingt ans plus tard, celui qui a étudié au collège Dawson, qui a été l'assistant de Leda & St-Jacques, de Patrice Massé ou encore de Richard Bernardin et a fait ses premières armes chez Reitmans vit un véritable baptême créatif cette année.

Il y a, bien sûr, la photo de mode. Ses clichés ont été publiés ces derniers mois dans de nombreux magazines, notamment le Dress to Kill montréalais, dont il salue l'audace créative.

« Ils nous permettent une ambition assez poussée », dit-il.

ART

Amoureux de la haute couture, Shayne Laverdière rêve de travailler pour des magazines de mode qui amènent le genre hors des frontières commerciales pour le propulser dans le monde de l'art : il cite ainsi Interview Magazine, Another Magazine, la revue Pop ou encore l'édition française de Vogue.

« À Montréal, il y a une ambition qui ne se trouve pas ailleurs. Il y a le désir d'être grand, de voir plus grand. Comme nous sommes une ville pas trop chère, on peut se permettre plus de folie », souligne Shayne Laverdière.

Il cite Max Abadian ou Tim Walker parmi les photographes qu'il admire.

CINÉMA

Mais il y a aussi les portraits de comédiens, qui révèlent un sacré talent pour capter la beauté et les tourments des âmes, et les photos de plateaux de cinéma. Shayne Laverdière était sur celui de Mommy, le dernier film de Xavier Dolan, avec qui il collabore depuis cinq ans, et qu'il a suivi dans son épopée cannoise. Ses portraits de l'enfant chéri et jeune maître du cinéma québécois sont particulièrement réussis.

« La photo de plateau, ce n'est pas ce que je veux faire dans la vie, car ça prend beaucoup de temps. Mais Xavier est un grand : j'ai l'impression que les photos que je fais de lui deviennent des moments d'anthologie. Je suis toujours dans des situations privilégiées avec lui », dit Shayne Laverdière.

Son rêve ? Entrer dans les grandes maisons de mode grâce à ses portraits, à la façon d'une Annie Leibovitz. Charlotte Le Bon, Niels Schneider, Marc-André Grondin, Audrey Tautou et Guillaume Canet se sont déjà arrêtés sous son objectif. Gageons que ce n'est qu'un début.

> Shayne Laverdière est représenté par La Cavalerie. http://www.lacavalerie.ca/shayne-laverdiere/

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