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Nouveaux créateurs pour clore la haute couture à Paris

Le créateur Serkan Cura a créé des silhouettes très... (Photo Thibault Camus, AP)

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Le créateur Serkan Cura a créé des silhouettes très sexy, avec des tailles serrées dans des corsets.

Photo Thibault Camus, AP

Agence France-Presse
PARIS

Les défilés haute couture se sont terminés jeudi, avec notamment Serkan Cura, un créateur belge d'origine turque, nouveau dans le calendrier.

Serkan Cura, qui défilait déjà dans le «off» de la couture, a fait ses armes chez Jean Paul Gaultier, dont on perçoit encore l'influence. Il a créé des silhouettes très sexy, avec des tailles serrées dans des corsets. Ainsi, le premier mannequin arrive dans un corset couleur peau, qui laisse dépasser ses seins et se prolonge dans de longs fils épais. Une autre arrive en micro-robe, bustier tellement courte qu'elle s'arrête au-dessus de l'entrejambe.

Serkan Cura joue aussi beaucoup avec les plumes, que l'on retrouve sur un boléro noir, la jupe d'une robe longue, sur les épaules de la mariée... Pas de doute: les créations de Serkan Cura sont réservées à des femmes qui assument leur ultra-féminité.

Le créateur a clôturé les défilés haute couture pour le printemps et l'été prochains. Parmi les images fortes de cette édition: les mannequins de Chanel sautillant sur le podium avec des tennis au pied. Mais pas n'importe quelles chaussures de sport: Karl Lagerfeld les a faites faire par le bottier Massaro, propriété du groupe Chanel. Une façon de rajeunir la haute couture.

«Il faut de la légèreté, sinon, la couture a une image un peu vieille», clamait Karl Lagerfeld après le défilé.

Pour Serge Carreira, spécialiste du luxe et professeur à l'Institut des sciences politiques de Paris, «le romantisme et la légèreté semblent avoir été les mots d'ordre de la saison couture». «Cela s'accompagne d'une certaine sobriété, juste teintée d'un désir d'exotisme subtil, avec les chapeaux de Schiaparelli, les papillons de Gaultier ou les motifs africains de Valentino», poursuit-il.

«Peut-être moins extravagante et spectaculaire que les années passées, la haute couture n'en demeure pas moins un exercice de virtuosité qui met au défi, à chaque fois, la créativité et le talent des artisans», souligne Serge Carreira.

Chez Valentino, il a fallu 2200 heures de broderies des ateliers Lesage pour réaliser le jardin d'Eden sur une robe.

Les défilés haute couture reviendront en juillet. Mais avant cela, le prêt-à-porter féminin pour l'automne et l'hiver prochains défilera dès le 6 février à New York, puis arrivera à Paris, après Londres et Milan, le 25 février.




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