Oscar Rivas ne met que 68 secondes pour défaire Carl Davis Drumond

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Oscar Rivas

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Oscar Rivas n'a pas paru trop rouillé malgré l'inactivité. Le poids lourd de Groupe Yvon Michel a terrassé Carl Davis Drumond dès le premier assaut pour s'emparer de la ceinture de la North American Boxing Federation (NABF).

Rivas (21-0, 16 K.-O.) s'est lancé à la poursuite de Drumond (31-5, 25 K.-O.) dès les premières secondes du combat. Le Costaricain n'a pas eu le temps de placer un seul coup.

Après seulement 68 secondes, Drumond s'est retrouvé au tapis, après avoir essuyé une combinaison dont les coups ont tous atteint proprement la cible.

Debout au compte de huit, Drumond n'avait de toute évidence pas retrouvé ses esprits et n'a pas été en mesure de suivre les consignes de l'arbitre Steve St-Germain, qui a stoppé le combat, avec raison.

«C'est drôle, parce que quand je suis grimpé dans le ring, son entraîneur (Marc Ramsay) était en train de l'engueuler parce qu'il n'a pas boxé assez longtemps», a raconté Yvon Michel après le combat.

«C'est pour ça que j'ai travaillé très fort au cours des derniers mois, s'est défendu Rivas. Ça fait 14 mois que je suis à l'extérieur du ring. C'est la revanche de «Kaboom'».

«Je lui avais mentionné avant le combat qu'on allait lui faire mal au fur et à mesure que le combat allait avancer et que je ne voulais pas qu'il se lance d'une façon exagérée en offensive, puisque c'était son premier combat de 12 rounds, a précisé Ramsay. Mais ça faisait plus d'un an qu'il n'avait pas boxé; je peux lui pardonner ça!»

Rivas croyait pouvoir signer cette victoire avant la fin, mais il avait estimé qu'il passerait le coup fatal à son adversaire autour du quatrième round.

«J'affrontais un adversaire qui s'était battu en championnat du monde, qui avait fait plein de choses dans la boxe, alors je m'attendais à plus, a-t-il admis. Mais je n'ai rien à redire sur cette victoire.»

Rivas, médaillé d'argent des Jeux panaméricains de 2007 et participant aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008, ne s'était pas battu au cours des 14 mois, en raison de blessures et du désistement de quelques adversaires. Pour lui, cette ceinture vient confirmer qu'il a fait le bon choix en s'exilant à Montréal en compagnie de son compatriote Eleider Alvarez.

«Ça fait huit ans que je suis ici et je peux dire que oui, cette ceinture m'a montré que j'ai fait le bon choix, que je suis capable de faire bien des affaires», a-t-il indiqué.

Drumond, qui est âgé de 42 ans, venait quant à lui d'inscrire deux victoires faciles au premier round, en août et décembre 2016, contre des adversaires de deuxième ordre. Celui qui s'était incliné en combat de championnat du monde de la World Boxing Association face à Ruslan Chagaev en 2009 n'était clairement pas prêt pour cette tempête.

Grâce à cette victoire, le nom de Rivas devrait maintenant se retrouver au sein des 15 premiers aspirants au titre du World Boxing Council (WBC), détenu par Deontay Wilder.

«Si nous recevions une offre demain matin - je sais que ça ne se produira pas - pour un combat contre Wilder ou Anthony Joshua, nous l'accepterions», a déclaré avec confiance Michel.

«En raison de son âge et de son historique de blessures, nous irions en championnat du monde, a renchéri Ramsay. Nous avons toujours des choses à travailler, mais nous sommes tout de même prêts.»

Beaucoup d'émotions

De remonter dans le ring après une si longue inactivité a fait vivre beaucoup d'émotions à Rivas.

«Avant un combat, on ne sait jamais quelle émotion va nous habiter, a-t-il raconté. Mais aujourd'hui, c'était un tourbillon. Nous avons dû travailler avec Marc pour me calmer avant de sortir du vestiaire.»

«On a beau faire les préparatifs qu'on veut, la compétition, c'est toujours quelque chose de différent, a expliqué Ramsay. En plus, ça fait longtemps qu'il ronge son frein. C'était émotif un peu, mais rien d'exagéré.»

Phinn (16-1, 11 K.-O.) a martelé Aguilar (17-3,... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Phinn (16-1, 11 K.-O.) a martelé Aguilar (17-3, 15 K.-O.) pendant quatre rounds avant que celui qui détient le titre de champion de la Côte du Pacifique du Mexique n'abdique avant le cinquième round.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Shakeel Phinn intraitable face à Mario Aguilar

Le «Rouleau compresseur jamaïcain» Shakeel Phinn a fait honneur à son surnom face au Mexicain Mario Aguilar en demi-finale du gala de la série Chrono Aviation de Groupe Yvon Michel, présenté au Casino de Montréal.

Phinn (16-1, 11 K.-O.) a martelé Aguilar (17-3, 15 K.-O.) pendant quatre rounds avant que celui qui détient le titre de champion de la Côte du Pacifique du Mexique n'abdique avant le cinquième round.

Le boxeur de Brossard a d'abord atteint Aguilar de solides crochets de gauche, au corps et à la tête en fin de premier assaut. Phinn a répété le manège en fin de deuxième, passant un uppercut du gauche au corps d'Aguilar avant de placer une solide droite au menton de ce dernier.

Phinn a poursuivi sur sa lancée au troisième, et c'est le visage d'Aguilar qui a cette fois payé le prix. Après avoir coupé son adversaire au-dessous de l'oeil gauche, Phinn a conclu le round avec une combinaison de trois crochets des deux mains qui ont tous touché la cible.

Aguilar a connu un soubresaut au début du quatrième, plaçant ses meilleurs coups du combat, qui n'ont toutefois pas semblé ébranler Phinn. Celui-ci a repris le dessus et le Mexicain a été forcé d'accrocher, ce qu'il a d'ailleurs fait pour le reste du round, avant de décider de ne pas revenir pour le cinquième.

Dario Bredicean (15-0, 4 K.-O.) en a eu plein les mains face au Français Saidou Sall (10-6-2, 4 K.-O.). Le super moyen, protégé de Lucian Bute et entraîné par les frères Howard et Otis Grant, a fait face à un adversaire à la défense hermétique, mais dont les trop rares incursions offensives lui auront coûté le combat. Une chute au tapis, à la toute dernière seconde du combat, aura confirmé la victoire par décision unanime de Bredicean, 80-71, 80-71, 79-72.

Dans un combat au cours duquel les deux pugilistes ont surtout démontré qu'ils savaient accrocher, Michaël Gadbois (16-1-3, 4 K.-O.) a été le boxeur le plus actif et le plus précis, défaisant Abraham Gomez (28-15-1, 13 K.-O.) par décision unanime: 60-54, 60-54 et 59-55. Sept des 15 défaites du super léger mexicain ont été subies au Canada.

Gadbois a connu ses meilleurs moments aux troisième et quatrième rounds, alors qu'il a lancé plusieurs attaques incisives. Il a atteint Gomez de quelques crochets en combinaison, mais ce dernier a tenu bon jusqu'à la toute fin.

En lever de rideau, le super léger montréalais Mazlum Akdeniz (1-0, 0 K.-O.) a réussi ses débuts professionnels en signant une victoire par décision unanime face au Mexicain Ricardo Burgos (1-7-1, 0 K.-O.). Deux des trois juges ont remis des cartes de 40-35, tandis que l'autre a jugé le combat 40-34. En plus d'une chute au tapis au 1er round, Burgos a été à ce point dominé au troisième que l'arbitre aurait pu mettre fin au combat à ce moment.

S'il a été moins incisif qu'Akdeniz, le Longueuillois Terry Osias (1-0, 0 K.-O.) a également réussi sa rentrée professionnelle. Le mi-lourd, protégé de Rénald Boisvert, a signé une victoire par décision unanime face à l'Ontarien Marco Parente (0-2-1). Les trois juges ont donné des pointages de 40-36.




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