La longue route d'Antoine Valois-Fortier

Antoine Valois-Fortier a l'intention de devenir champion du monde... (PHOTO OLIVIER JEAN ET MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Antoine Valois-Fortier a l'intention de devenir champion du monde et de monter sur le podium olympique en 2020.

PHOTO OLIVIER JEAN ET MARTIN TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE

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Le médaillé olympique Antoine Valois-Fortier savait qu'il s'embarquait dans un long processus en décembre dernier quand il a subi une importante opération à la hanche. Mais le judoka n'en soupçonnait peut-être pas toute l'ampleur.

« C'est un travail qui va être progressif, plus que je le pensais. Ça va me prendre encore du temps à retrouver mes repères et à revenir à mon niveau d'avant », analyse Valois-Fortier, qui a réalisé la fin de semaine dernière son retour à la compétition après presque cinq mois de repos.

Dimanche à Orenbourg, en Russie, Valois-Fortier a été sèchement éliminé à son premier combat. « J'affrontais un Français, un adversaire d'un niveau pas très élevé. C'est un combat que je menais largement, mais j'ai commis une erreur et ça m'a coûté le combat », explique l'ancien vice-champion du monde, joint en Russie.

« Après quatre mois de repos, mes objectifs de performance étaient minimes. Je voulais simplement me remettre dedans, retrouver mes repères, mes sensations. Je me sentais un peu rouillé en fin de semaine. »

À 27 ans, Valois-Fortier est probablement dans la période la plus difficile de sa carrière de judoka. À Rio, il espérait répéter l'exploit de Londres, où il avait remporté le bronze, et arracher une autre médaille olympique.

Mais un tirage difficile et deux défaites en trois combats avaient eu raison de lui. Par ailleurs, il était blessé depuis des mois, souffrait de douleurs à la hanche et au dos. Lors de son retour au Québec, il a dû se poser la question : arrêter ou continuer ?

Il a décidé de poursuivre, avec l'intention de devenir champion du monde et de monter sur le podium à Tokyo, en 2020. En décembre, il s'est rendu à Vancouver pour subir une importante opération.

« Je me suis fait opérer à la hanche gauche. Ils ont refait la suture de mon labrum, ont nettoyé l'intérieur de ma hanche et ont fait du remodelage osseux, explique-t-il. C'était quand même une grosse opération, avec quatre à six mois de réadaptation. »

Une autre compétition en fin de semaine

Même si son retour à la compétition a été bref, Valois-Fortier en tire un bilan positif. Ses vieilles blessures ne sont pas réapparues. Dans un sport qui use le corps comme le judo, c'est un signe encourageant.

« C'est une blessure qui est derrière moi pour toujours, enfin, je l'espère », dit-il.

Il va maintenant participer à une deuxième compétition la fin de semaine prochaine, toujours en Russie. Il en fera une autre en juillet en Chine. Mais son objectif principal reste les Championnats du monde, à la fin du mois d'août. Il aura alors une meilleure idée de la progression de son rétablissement.

À Orenbourg, des membres de l'équipe canadienne ont obtenu de bons résultats. Les Québécois Arthur Margelidon, Ecaterina Guica et Catherine Beauchemin-Pinard ont remporté des médailles de bronze samedi. Dimanche, Étienne Briand a remporté l'or dans la catégorie des moins de 81 kg, celle où évolue Valois-Fortier.




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