Brandon Cook n'est pas impressionné par le CV de Steven Butler

Les boxeurs Steven Butler et Brandon Cook vont... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Les boxeurs Steven Butler et Brandon Cook vont s'affronter samedi au Centre Bell.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Brandon Cook n'est pas très impressionné par les adversaires qu'a affrontés Steven Butler jusqu'ici.

Cook (17-0, 10 K.-O.) et Butler (18-0-1, 15 K.-O.) doivent en découdre samedi, au Centre Bell, pour unifier leurs titres respectifs de la North American Boxing Association (NABA) et de l'International Boxing Federation (IBF) de l'Amérique du Nord des super mi-moyens. À écouter le boxeur d'Ajax, en Ontario, ses 17 adversaires à lui l'auront davantage préparé pour cet affrontement.

«Il n'a pas eu à affronter des adversaires de la même trempe que moi, a souligné Cook, qui est le cinquième aspirant de la World Boxing Association (WBA). Au Québec, c'est bien différent qu'en Ontario. Ici, vous pouvez affronter qui vous voulez. En Ontario, la commission athlétique, c'est une vraie blague! (...) Vous devez choisir un gars qui est de votre calibre, qui est bon, mais pas trop bon, ni mauvais. Alors j'ai eu beaucoup plus de combats difficiles que lui et je n'ai eu que quelques combats par année, alors qu'il s'est battu neuf fois à sa première année. Ça fait une grosse différence quand vous affrontez des jambons (tomato cans, a-t-il dit). Je n'ai jamais fait cela.

«Je me suis rendu où je suis présentement en affrontant de bons boxeurs canadiens. Lui? Il n'a boxé que contre un ou deux gars (NDLR: trois) du Canada. Il réalisera rapidement que je ne suis pas un gars qu'on fait venir par avion pour me coucher et lui offrir une victoire. Il aura droit à tout un combat. Il est mieux d'être prêt.»

«Moi, je regarde ses 17 combats et ce n'étaient pas des adversaires si bons que ça, a pour sa part répliqué le Montréalais de 21 ans, classé no 8 au classement de l'IBF. J'affronte juste des boxeurs invaincus ou de haut calibre depuis quelques temps. Si on regarde nos deux fiches, je ne pense pas que ce soit comparable. On va voir samedi soir si les adversaires qu'il a affrontés l'aideront lui ou moi.»

Un tremplin

Même s'il a livré 17 combats chez les professionnels et qu'il fait partie du top-5 de son association, Cook ne peut pas encore vivre uniquement de la boxe. Il doit gérer son temps entre son travail à temps plein pour une compagnie de portes et fenêtres et l'entraînement.

Cook a pris un congé sans solde de six semaines et a embauché un spécialiste du conditionnement physique et un nutritionniste afin de se préparer adéquatement pour son affrontement face à Butler. Il espère qu'une éventuelle victoire lui servira de tremplin.

«Ça nous ferait passer au prochain niveau. Espérons que je n'aurai plus besoin de travailler à temps plein après ce combat. J'ai une bonne équipe derrière moi. Je n'ai jamais eu un meilleur camp d'entraînement et je suis prêt pour tout ce qu'il aura pour moi.

«C'est difficile (de jumeler travail et boxe). Mon entraîneur et moi travaillons pour la même compagnie et nous ne pouvons quitter le travail que lorsque la besogne est complétée. Alors on ne peut rien prévoir à l'avance. Malgré tout, on passe au gym à chaque soir.

«Oui, le temps presse davantage pour moi, car il n'a que 21 ans. Mais il est plein de fric: il n'a que cela à faire, s'entraîner à temps plein. Il n'a pas de travail: son travail c'est de se battre. Moi, j'ai deux boulots. Si je gagne samedi, nous aurons peut-être une offre pour un plus gros combat.»

Quant à Butler, Cook n'est qu'une étape de plus vers son objectif ultime: un championnat du monde.

«C'est un combat de classe mondiale. Nous sommes tous les deux dans le top 10, a noté Butler. C'est un combat très important pour ma carrière, pour la suite des choses. C'est un adversaire risqué, dangereux. Mais je suis confiant.

«Je n'ai pas de rêve: je sais que je vais être champion du monde, a-t-il poursuivi. (...) Je sais que quand le moment sera le bon, il se présentera à moi. Je demeure patient, mais je sais que je ne suis qu'à quelques combats d'un championnat. D'ici deux ans, je serai champion du monde.»

Camille Estephan, président d'Eye of the Tiger Management, ne dit pas le contraire.

«Ça peut être aussi vite que deux combats. (...) On va le voir dans sa performance contre Cook, mais on a regardé tous les adversaires possibles et je pense qu'il est de calibre pour les affronter.»

La demi-finale de ce gala, au cours duquel neuf combats seront présentés, sera assurée par les poids lourds Simon Kean (7-0, 7 K.-O.) et Avery Gibson (8-5-4, 2 K.-O.). Les premiers coups seront échangés à compter de 18h30.




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