Lucian Bute: «Je suis affamé»

Lucian Bute est heureux d'obtenir une seconde chance pour... (Photo David Boily, La Presse)

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Lucian Bute est heureux d'obtenir une seconde chance pour un titre mondial immédiatement après sa surprenante performance face à James DeGale en novembre dernier.

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Frédéric Daigle
La Presse Canadienne

Cette fois, ce sera la bonne. Lucian Bute est confiant et convaincu de ramener la ceinture des super moyens du World Boxing Council (WBC) que détient actuellement le Suédois d'origine ghanéenne Badou Jack.

Bute (32-3, 25 K.-O.), huitième aspirant du WBC et no 14 à l'IBF, se frottera à Jack (20-1-1, 12 K.-O.) le 30 avril prochain, en grande finale du gala présenté au D.C. Armory de Washington. Le boxeur de 36 ans a remplacé à quelques semaines d'avis seulement Julio Cesar Chavez fils, blessé, pour cet affrontement.

«Quand on m'a appelé pour savoir si nous étions intéressés par ce combat, j'en ai parlé avec Lucian, a raconté Howard Grant, son entraîneur. Immédiatement, il m'a dit: "Je vais affronter ce gars-là gratuitement. Je vais gagner ce combat". C'est tout ce que j'avais besoin d'entendre.»

Le Montréalais d'origine roumaine est heureux d'obtenir une seconde chance pour un titre mondial - le même qu'Éric Lucas a perdu dans des circonstances nébuleuses en Allemagne, il y a 13 ans presque jour pour jour - immédiatement après sa surprenante performance face à l'Anglais James DeGale en novembre dernier, au Centre Vidéotron de Québec. Bute sait pertinemment qu'il est extrêmement rare d'obtenir un deuxième combat de championnat consécutif, pour une autre organisation qui plus est.

«Je pense que c'est ma performance contre DeGale qui m'a permis d'avoir ce combat. Les gens de Showtime ont poussé pour que j'obtienne cette chance, a dit Bute. Je suis classé au WBC, mais je ne pensais pas obtenir cette chance aussi rapidement. Je croyais avoir à livrer un ou deux combats avant de me rendre là. (...) Quand on m'a fait cette proposition, j'ai sauté dessus. Je n'ai pas pensé à rien d'autre qu'à cette opportunité, même pas à la bourse. Je savais que j'allais être payé pour ce combat. Mais l'opportunité de boxer en championnat du monde, tu ne l'as pas à tous les jours.»

DeGale (22-1, 14 K.-O.), qui a conservé son titre de l'International Boxing Federation (IBF) par décision unanime contre Bute, est également du même gala. Il assurera la demi-finale contre Rogelio Medina (36-6, 30 K.-O.). La chaîne câblée Showtime, qui présentera le gala, souhaite ensuite organiser un combat d'unification entre les deux vainqueurs de la soirée.

Bute est convaincu qu'il sera de ce combat d'unification. D'autant plus que selon lui, Jack est un bon boxeur, sans plus.

«Je pense que c'est un boxeur au style différent de James DeGale ou Carl Froch. Badou Jack est droitier, tandis que DeGale était gaucher, ainsi que beaucoup plus talentueux, plus mobile. Jack est un boxeur typiquement européen, qui demeure droit, qui ne bouge pas beaucoup la tête. Il a une bonne force de frappe, une belle main droite. Il fait tout bien, mais rien d'exceptionnel. J'ai regardé plusieurs de ses combats et c'est certain qu'avec mon style, ma vitesse, ma force de frappe et mon expérience, je peux lui enlever sa ceinture.»

Jack, qui est âgé de 32 ans, tentera de défendre son titre acquis contre Anthony Dirrell en avril 2015 pour une deuxième fois face à son vis-à-vis de 36 ans. Il a battu le Britannique George Groves par décision partagée à son dernier combat, en septembre.

Grâce aux Grant

Il attribue cette confiance à son partenarait avec ses nouveaux entraîneurs depuis un an, les frères Howard et Otis Grant. Depuis, qu'il est associé aux frères Grant, Bute a offert de superbes performances, disposant d'abord d'Andrea Di Luisa par K.-O. technique au quatrième round en août dernier, avant de perdre une décision unanime face à DeGale dans une performance digne de ses meilleurs combats.

«Si j'avais des petis doutes avant mon dernier combat avant DeGale, après ma performance du 28 novembre, ma confiance est revenue à 100%, a déclaré Bute. Je suis très confiant et je le sens dans le gymnase. Mais ce n'est pas juste moi: c'est toute mon équipe, mes entraîneurs, mes partenaires d'entraînement, qui sentent que Lucian Bute est de retour. Je suis affamé. (...) Le 30 avril, le Québec aura un nouveau champion du monde.»

«Mon travail est très facile avec Lucian, car il écoute tout ce qu'on lui dit. J'adore travailler avec lui, a indiqué Howard Grant. C'est un étudiant de la boxe. J'apprends beaucoup à ses côtés et il fait de moi un meilleur entraîneur.»

Bute indique même qu'il ne s'est pas senti aussi bien mentalement et physiquement depuis près de 10 ans.

«Sans chercher d'excuse, quand j'ai affronté Carl Froch, j'avais la main gauche gelée en raison d'une blessure et je venais de prendre des antibiotiques pendant 10 jours pour une infection à l'orteil, a-t-il expliqué. Je pense que je ne me suis pas senti aussi bien que je me sens présentement depuis la veille de mon affrontement avec Alejandro Berrio (en juillet 2007), quand je suis devenu champion du monde.»

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