Stevenson-Kovalev: l'affrontement se déroule hors du ring

La promotrice du boxeur Sergey Kovalev, Kathy Duva,... (Photo Bernard Brault, archives La Presse)

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La promotrice du boxeur Sergey Kovalev, Kathy Duva, est pessimiste quant aux chances de voir son protégé affronter Adonis Stevenson en juin.

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Le choc tant attendu entre Adonis Stevenson et Sergey Kovalev aura-t-il réellement lieu en juin? Samedi dernier, les camps des deux boxeurs semblaient certains de voir le projet se réaliser enfin. Mais à peine quelques jours plus tard, rien n'est moins sûr.

En se croisant sur le parterre du Centre Vidéotron de Québec en marge du combat entre Lucian Bute et James DeGale, Stevenson, Kovalev et la promotrice de ce dernier, Kathy Duva, ont laissé entendre qu'un marché avait été conclu pour que les deux hommes s'affrontent au mois de juin. Les deux clans, rappelons-le, sont à couteaux tirés depuis qu'un premier projet de combat a achoppé l'an dernier.

Lundi, à l'occasion de la conférence de presse annonçant le duel du 30 janvier entre Kovalev et Jean Pascal, Duva a fait savoir qu'elle et Yvon Michel, promoteur de Stevenson, s'étaient entendus sur plusieurs des principales modalités du combat, incluant la fameuse question de la télédiffusion aux États-Unis. Duva souhaite présenter le combat à HBO, alors que le Groupe Yvon Michel est associé au concurrent Showtime.

«Nous avons réglé toutes les conditions. Ils ont dit qu'ils étaient d'accord pour HBO, que ce ne serait pas un problème. Je vais lui envoyer un contrat. S'ils le signent, on saura qu'ils veulent se battre. Sinon, on passera à autre chose, car on saura alors que ce n'était que de la frime», a alors expliqué la présidente de Main Events.

«Il n'y a pas d'entente»

Or, selon Yvon Michel, il n'en est rien. Dans un échange de textos avec La Presse, ce dernier a indiqué que Duva avait plutôt soumis des «propositions intéressantes» et qu'il s'était «engagé à [les] présenter à l'équipe».

Il a rappelé du même souffle que trois personnes prenaient les décisions concernant les combats de Stevenson: le pugiliste, son gérant Al Haymon et Michel lui-même.

«On n'envoie jamais un contrat tant qu'il n'y a pas d'entente, et il n'y a pas d'entente, a-t-il écrit. Elle est libre d'envoyer une proposition écrite si elle le désire.

«Et surtout, on s'était tous deux engagés à ne faire aucun commentaire public ni à négocier publiquement. En vous faisant ces déclarations, elle n'aide pas la situation!», a-t-il déploré.

Questionné à savoir si Haymon et lui seraient d'accord pour qu'un éventuel affrontement entre Stevenson et Kovalev soit diffusé à l'antenne de HBO, Michel n'a pas voulu commenter.

Duva pessimiste

Mise au fait de ces propos de Michel par La Presse, Kathy Duva a tempéré ses propos initiaux.

Elle a d'une part expliqué qu'elle et Michel s'étaient déjà rencontrés avant samedi et que les deux s'étaient mis d'accord sur certaines dispositions du combat, notamment le partage de la bourse, qui serait de 50-50. Duva a par ailleurs affirmé que la télédiffusion à HBO «ne serait pas un problème» pour GYM, «selon des conditions que nous [Main Events] avons remplies».

«Je n'ai pas dit qu'il y avait eu une entente. [Yvon Michel] devait voir avec Al Haymon et Adonis. Mais nous avons atteint la limite de ce que nous pouvions offrir», a-t-elle signalé, ajoutant qu'elle enverrait une proposition formelle à GYM «au cours des prochains jours».

Comme Kovalev affronte Pascal en janvier et pourrait ensuite se mesurer à Andre Ward à l'automne, la fenêtre pour organiser un duel avec Stevenson se fait de plus en plus mince, a-t-elle fait valoir.

Duva dit comprendre que Michel soit déçu du fait qu'elle a commenté publiquement les négociations en cours, mais «cette histoire traîne depuis si longtemps que ça ne change rien» à ses yeux.

«Stevenson est allé voir Sergey avec plusieurs caméras autour de lui [à Québec]. Il fallait répondre à cela. C'est Stevenson qui a d'abord ouvert la porte à ce combat. [...] Il utilise Sergey pour se faire de la publicité», a-t-elle plaidé.

Lorsqu'on lui demande si elle est optimiste de voir le combat Stevenson-Kovalev devenir réalité, la réponse de Duva ne tarde pas à venir.

«Je ne le suis pas du tout. Et je n'ai jamais autant souhaité avoir tort», a-t-elle laissé tomber.

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