La tension est encore vive entre Jean Pascal et Sergey Kovalev

Sergey Kovalev et Jean Pascal vont s'affronter pour la... (Photo Martin Chamberland, La Presse)

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Sergey Kovalev et Jean Pascal vont s'affronter pour la deuxième fois le 30 janvier, au Centre Bell.

Photo Martin Chamberland, La Presse

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Pensiez-vous que huit mois avaient suffi pour apaiser la vive animosité entre Jean Pascal et Sergey Kovalev? Si vous avez répondu oui, vous auriez difficilement pu vous tromper davantage...

Ce qui devait être une simple conférence de presse pour officialiser un combat-revanche entre les deux hommes - qui aura lieu le 30 janvier au Centre Bell - a rapidement pris des allures de règlement de comptes, lundi. En s'avançant au podium, Pascal (30-3-1, 17 K.-O.) a eu tôt fait de déverser son fiel sur Kovalev (28-0-1, 25 K.-O.) et son clan.

Le Lavallois a d'abord affirmé que le Russe «n'est pas une star, car il ne vend pas de billets». Il lui a ensuite reproché de manquer de «classe», «d'éducation» et de n'avoir «aucun respect» pour les amateurs de boxe québécois, faisant référence au doigt d'honneur que Kovalev avait lancé au public lors de la pesée précédant leur dernier affrontement, en mars. Affrontement que Kovalev avait remporté par knock-out technique au huitième round.

Sergey Kovalev avait publié une photo de singe sur... (Photo tirée de Twitter) - image 2.0

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Sergey Kovalev avait publié une photo de singe sur son compte Twitter en faisant référence à Adonis Stevenson.

Photo tirée de Twitter

Mais surtout, Pascal a accusé Kovalev d'être «raciste», rappelant en guise de pièce à conviction une photo qu'il a publiée sur son compte Twitter l'an dernier. On y voit Kovalev aux côtés d'un enfant vêtu d'un t-shirt sur lequel apparaît un singe équipé de gants de boxe. «Adonis [Stevenson] paraît bien!», avait commenté le pugiliste.

«Pour moi, ce combat est un peu personnel. Je me bats contre un ignorant, car il est ignorant de toujours être un raciste en 2016. [...] A-t-il tweeté cette photo parce qu'Adonis est un Noir? Aurait-il fait la même chose si son adversaire avait été un Blanc? Je ne crois pas», a pesté Pascal.

«Vous allez me dire qu'il a un entraîneur noir [John David Jackson], a poursuivi le boxeur. Ça ne veut rien dire, car si on se rappelle, les gens du sud des États-Unis étaient très racistes, mais les gens aimaient bien Ray Charles. Ce n'est pas parce qu'il a un coach noir qu'il n'est pas raciste.»

«Choc culturel»

Évidemment piqué au vif, le clan Kovalev a déploré cette charge en règle de Pascal, qui était «laide, injustifiée et complètement inutile», selon la promotrice et présidente de Main Events, Kathy Duva.

Admettant que son poulain avait fait «une erreur», elle soutient que plusieurs ont attribué à la photo une signification qui allait bien au-delà de celle que Kovalev voulait lui donner au moment de la publier.

«C'est dû en partie à un choc culturel, a-t-elle plaidé. Certaines blagues sont correctes, et il a découvert que d'autres ne le sont pas. Ce n'était vraiment pas aussi mal intentionné que bien des gens l'ont dit, et je crois que ça l'a vraiment surpris. Je ne crois pas qu'il ait entièrement compris cela. Il vient d'une culture très différente.»

De son côté, le principal intéressé a tenu à rappeler qu'il avait déjà présenté ses excuses pour la photo. «Il y a plusieurs Noirs dans mon entourage, et j'ai beaucoup de respect pour eux. Ce ne sont que des niaiseries qu'il [Pascal] a dites. Tout le monde comprend ça.

«Il continue de dire beaucoup de choses qui ne sont pas vraies, et je n'aime pas ça. Je veux lui fermer la gueule pour toujours», a prévenu Kovalev.

Le président d'InterBox, Jean Bédard, a pour sa part confié qu'il ignorait que Pascal allait sortir de ses gonds de la sorte. Il espère désormais que la guerre de mots s'arrêtera là afin qu'on puisse se concentrer sur le combat dans le ring.

«Souvent, on ne sait pas ce que Jean va dire, a-t-il fait valoir. Il arrive le matin et peut être un peu agacé par le fait qu'on parle moins de lui et plus de Stevenson [les clans de Kovalev et de Stevenson se sont entendus samedi sur les termes d'un combat qui serait présenté en juin. Le contrat doit cependant être officialisé.].

«Je pense que ça peut devenir une source positive de motivation pour lui. Mais ceci étant dit, c'est évident que je lui ai dit: tu as dit ce que tu avais à dire, et maintenant, on va passer à la boxe.»

Voyons voir combien de temps Pascal et Kovalev pourront tenir avant de se lancer d'autres flèches. Car la haine entre les deux hommes ne semble pas près de se dissiper.

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