Steven Butler à l'honneur pour lancer Fightclub

Simon Kean, Steven Butler, Camille Estephan et Schiller... (Photo Robert Skinner, La Presse)

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Simon Kean, Steven Butler, Camille Estephan et Schiller Hyppolite seront impliqués dans la série Fightclub.

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Afin d'offrir à ses nombreux espoirs une tribune pour mettre leurs talents en valeur, et la possibilité pour les amateurs de boxe de les voir en action de très près, Eye of the Tiger Management (EOTTM) ressuscite sa série Fightclub. Et cette fois, elle déménage en plein centre-ville de Montréal, au Métropolis.

Le premier volet de cette nouvelle mouture sera présenté le 4 décembre et mettra en vedette Steven Butler (12-0-1, 10 K.-O.), l'un des fers de lance de l'écurie d'EOTTM. C'est la première fois que le jeune pugiliste de 20 ans sera de la finale d'un gala. Un défi qui ne l'intimide pas une seconde.

«Je vis de défis et de pression. C'est ce qui m'excite et me motive encore plus à l'entraînement. Je me sens beaucoup plus prêt mentalement que d'habitude. Je ne veux pas décevoir ou offrir quelque chose qui n'est pas bon. Je suis motivé et je suis prêt pour n'importe qui», a-t-il affirmé en conférence de presse, hier.

«On a une grande confiance en ce jeune, a pour sa part lancé le président d'EOTTM, Camille Estephan. C'est un phénomène. On ne voit pas des Steven Butler chaque année. Ça va passer une fois tous les 10 ans. Notre travail est de bien l'encadrer, le garder sur le bon chemin et lui donner de la visibilité.»

La revanche contre Herrera attendra

Le nom de l'adversaire de Butler n'a pas encore été annoncé. Ce qu'on sait, toutefois, c'est qu'il s'agit d'un boxeur présentant une fiche de 10-1 et à qui personne n'est parvenu à passer le knock-out.

À son dernier combat, le 20 juin au Centre Bell, Butler a arraché de peine et de misère un verdict nul à l'Américain Jaime Herrera. On a appris par la suite qu'il avait subi trois fractures à la main droite au début du deuxième round. EOTTM souhaitait d'ailleurs organiser un combat revanche avec Herrera pour lancer Fightclub, mais il n'était pas disponible.

Sa blessure et la controverse entourant le résultat de l'affrontement ont été difficiles à avaler pour Butler. «Les premiers jours, je ne dormais plus. Je faisais des cauchemars. C'était difficile pour l'orgueil, mais ça m'a permis de prendre du repos, de rester avec ma famille et ma copine», a-t-il indiqué.

Aujourd'hui rétabli «à 100%», Butler assure qu'il se sent en meilleure forme physique que jamais, et que sa convalescence lui a permis de peaufiner sa boxe encore davantage.

«J'ai grandement amélioré ma main gauche. Si je me blesse encore, je saurai comment réagir», a-t-il prévenu.

Intimité et accessibilité

En plus du gala du 4 décembre, deux autres sont prévus en mai et en septembre. Chaque fois, 1000 sièges seront disponibles au Métropolis, et les billets se vendront entre 29 et 149 $.

C'est notamment parce que Camille Estephan souhaitait rendre l'expérience d'un gala de boxe plus accessible aux férus du noble art qu'il a choisi de faire renaître Fightclub au centre-ville, et à un prix d'entrée somme toute modique. L'ancienne version de la série, qui connaissait un certain succès, était présentée à Pointe-Claire, loin du coeur de l'action montréalaise.

«On voulait une série intime pour les amateurs. Une série dans laquelle ils seront dans des sièges où ils pourront vraiment vivre l'émotion et l'expérience du boxeur. Ils pourront voir les subtilités et les petites choses qu'un boxeur peut faire», a expliqué Estephan.

«La série donnera non seulement un test à nos jeunes, ce sera une série dans laquelle nous aurons toujours des combats d'importance. On veut des combats qui seront significatifs pour les amateurs de boxe du Québec.»

En plus de Butler, ce premier volet du Fightclub version 2.0 mettra aussi en vedette Schiller Hyppolite, qui défendra son titre WBC de la francophonie en demi-finale. L'identité de son adversaire reste à confirmer, mais l'équipe d'Eye of the Tiger a fait savoir qu'elle avait sondé le clan de Francy Ntetu. Sa réponse se faisait encore attendre au moment d'écrire ces lignes.

Les frères Ayaz et Mian Hussein, de même que le poids lourd trifluvien Simon Kean, seront aussi en action le 4 décembre. Comme pour les autres, leurs adversaires seront annoncés plus tard.

David Lemieux... (Photo Robert Skinner, archives La Presse) - image 2.0

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David Lemieux

Photo Robert Skinner, archives La Presse

Retour dans le ring en 2016 pour Lemieux

Eye of the Tiger a profité du lancement de la série Fightclub hier pour annoncer que le prochain combat de David Lemieux aurait lieu au Centre Bell en 2016, à une date et contre un adversaire qui restent à déterminer.

Rappelons que Lemieux (34-3, 31 K.-O.) a été dépouillé de sa ceinture IBF des poids moyens à la suite de sa défaite contre Gennady Golovkin (34-0, 31 K.-O.), le 17 octobre à New York. «Je prendrai un peu de repos, mais en 2016, je reviendrai en force. Ce sera un gros combat. Il n'y a plus de petits combats rendu là où j'en suis», a souligné le Québécois.

Camille Estephan, de son côté, a indiqué que Lemieux serait opposé à un rival «de très gros calibre».

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