Iraniens et Américains unis pour défendre la lutte aux JO

Le directeur exécutif de la lutte américaine, Rich... (Photo Atta Kenare, AFP)

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Le directeur exécutif de la lutte américaine, Rich Bender, et le patron de la Fédération iranienne de lutte, Hojatollah Khatib.

Photo Atta Kenare, AFP

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Agence France-Presse
Téhéran, Iran

Iraniens et Américains, qui n'ont plus de relations diplomatiques depuis trois décennies, ont affiché jeudi leur unité pour dénoncer la décision du Comité international olympique (CIO) d'exclure la lutte des Jeux olympiques de 2020, a rapporté l'agence iranienne Isna.

«Nous avons besoin du soutien de l'Iran et de la Russie (...) pour conserver la lutte (aux JO), et cela va au-delà de la politique», a affirmé à Téhéran Rich Bender, directeur exécutif de la lutte américaine, cité par Isna.

«L'Iran est une des grandes nations de lutte», a-t-il souligné lors d'une cérémonie à l'occasion de la Coupe du monde de lutte libre hommes organisée jeudi et vendredi dans la capitale iranienne, espérant que cette «unité totale» des principales puissances de ce sport fasse revenir le CIO sur sa décision.

Le patron de la Fédération iranienne de lutte, Hojatollah Khatib, a également espéré que cette «unité sans précédent» permettrait de changer la donne.

«Nous montrons au CIO que nous sommes unis et que nous les forcerons à rétablir la lutte aux JO», a déclaré Hegedus Csaba, membre du bureau de la Fédération internationale de lutte (FILA).

La tension entre Téhéran et Washington est vive depuis la révolution islamique de 1979 et la prise d'otages à l'ambassade américaine l'année suivante, et le reste en particulier à cause du programme nucléaire iranien: les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire, sous couvert de ce programme civil, ce que Téhéran dément.

Le 12 février, la commission exécutive du CIO a décidé mardi d'évincer la lutte du noyau dur de sports qui composeront le programme olympique des JO de 2020. La FILA doit à présent postuler pour la seule place restant à prendre, convoitée par sept autres sports.

L'Iran, qui doit à la lutte 37 de ses 60 médailles olympiques depuis sa première participation aux Jeux en 1948, a été l'un des premiers pays à dénoncer ce «coup sévère», vite suivi par la Turquie, le Japon, la Grèce ou encore la France.

La lutte, déjà pratiquée lors des Jeux olympiques antiques, figure au programme des Jeux modernes depuis leur création à Athènes en 1896.

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