Histoires de plex: un bungalow devenu duplex

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Portrait de famille: Audrey et Samuel avec Roméo, 1 an, et Laurier, 4 ans. Avec eux les grands-parents, André et Lise ainsi que Geoffroy Cyr-Léonard, l'oncle des petits.

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André Dumont

Collaboration spéciale

La Presse

Plutôt que d'acheter un duplex et de le rénover, Audrey Léonard et Samuel Chevalier-Savaria ont eu l'idée audacieuse d'ajouter un étage et demi à une maison existante.

Avec la naissance du deuxième garçon d'Audrey Léonard et de Samuel Chevalier-Savaria, leur condo allait devenir trop petit. 

Comme d'autres jeunes couples montréalais, ils se sont mis à rêver d'un duplex. Pour vivre près des parents d'Audrey, ils ont cherché dans Ahuntsic. Rien en bas de 600 000 $... 

Et à ce prix, il fallait être prêt à dépenser pour rénover. Lors d'un souper familial, en janvier 2013, Lise Cyr, la mère d'Audrey, lance à la blague: «Pourquoi n'ajoutez-vous pas un deuxième étage ici?» 

«On l'a prise au mot!», dit Samuel. La semaine suivante, Audrey se rendait aux bureaux de l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville pour se renseigner sur le zonage et les permis. Le bungalow de Lise Cyr et d'André Léonard était la seule construction à un niveau dans ce bout de la rue Charton, à deux pas de la promenade Fleury. 

Pendant les travaux, un homme se présentant comme le neveu de celui qui avait bâti la maison en 1957 s'est arrêté pour leur dire que c'était justement le rêve de son oncle que d'ajouter un jour un deuxième niveau.

Au centre du nouvel étage trône une cuisine... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE) - image 2.0

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Au centre du nouvel étage trône une cuisine sans armoires en hauteur, très épurée. 

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Un bâtiment sur l'autre

Audrey et Samuel ont retenu les services des architectes de La Shed. Après avoir navigué patiemment parmi les contraintes et les délais imposés par le comité consultatif d'urbanisme de leur arrondissement, la construction a débuté. Au deuxième jour des travaux, en mars 2015, l'ancien toit a été retiré. L'immense grue installée devant chez Lise et André a ensuite déposé une longue poutre d'acier, qui a servi de colonne vertébrale au futur deuxième niveau. 

Les plans de la maison de 1957 n'étaient pas disponibles et il n'était pas question d'ouvrir tous les murs du rez-de-chaussée pour en analyser la structure. Pour éviter de s'appuyer sur la structure existante, on a simplement ajouté de nouveaux éléments porteurs, le plus discrètement possible. 

Le nouvel étage et la mezzanine s'appuient sur des colonnes qui ont été placées le long de murs du rez-de-chaussée ou dans des placards. 

«C'est comme si on avait ajouté un nouveau bâtiment par-dessus un bâtiment existant», explique l'architecte Yannick Laurin. 

«On pourrait presque dire que si un coup de vent emportait le deuxième étage, le rez-de-chaussée resterait en place.»

Le nouvel étage s’appuie sur des colonnes qui... (Photo Olivier Jean, La Presse) - image 3.0

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Le nouvel étage s’appuie sur des colonnes qui ont été placées le long de murs du rez-de-chaussée ou dans des placards. 

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Le logement des grands-parents a été très peu modifié. Le bâtiment a été élargi d'un peu plus d'un mètre du côté gauche, pour accueillir un escalier intérieur menant au nouveau logement. Le nouvel étage fait environ 1150 pieds carrés. Au centre trône une cuisine sans armoires en hauteur, donnant d'un côté sur une table à manger et sa banquette, de l'autre sur le salon et ses immenses fenêtres. Les chambres des enfants et la salle de bains sont tout près. La mezzanine fait un peu moins de 400 pieds carrés. Elle abrite la chambre principale et deux rangées d'immenses armoires de rangement. 

«Plutôt que de rénover un duplex existant, nous avons voulu un espace vierge qui nous permettrait de tout choisir ce qu'on en ferait», affirme Samuel. 

Au départ, le projet devait coûter 350 000 $, ce qui le rendait avantageux comme solution de rechange à l'achat d'un duplex. Malgré les dépassements de coûts et les travaux de finition qui n'en finissent plus, les deux couples devenus copropriétaires sont ravis du résultat. Laurier, 4 ans, adore descendre chez ses grands-parents pour y jouer avec les voitures miniatures de son oncle Geoffroy. 

Grand-maman est ravie. «Quand j'étais petite, on habitait en haut de chez mes grands-parents, raconte Lise. Aujourd'hui, ce sont mes petits-fils qui viennent se faire gâter chez moi. Ils savent où est l'armoire à biscuits.»

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