Patrimoine: péril en la demeure

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Nombre de maisons anciennes sont aujourd'hui menacées par l'urbanisation, la spéculation, le temps qui passe, la négligence et l'indifférence. Seules la détermination et l'audace de leurs propriétaires semblent être en mesure d'éviter leur démolition. Tour d'horizon.

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L'immense salle de séjour, étonnament lumineuse, a conservé son plancher de pin et son plafond à caissons. 

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Une maison à sauver

À Saint-Bruno-de-Montarville, au bord de ce qui était autrefois un paisible chemin de campagne, la maison de M. Krakus se trouve cernée par ce qu'il est convenu d'appeler « le progrès ».

Construite vers 1779 par Amable Ménard dit Bellerose, elle est l'une des rares maisons d'esprit français qui subsistent à Saint-Bruno, et probablement la plus ancienne de toutes.

Tapie sous de grands arbres, elle survit au milieu de champs de maïs qui attendent d'être fauchés pour laisser place à des quartiers résidentiels. Au loin, des entrepôts anonymes et des pylônes électriques bloquent l'horizon.

À quelques mètres vrombit la route 116, mais - allez savoir pourquoi - c'est la petite montée Sabourin qui sert de voie d'accès aux Promenades St-Bruno, à 2 km d'ici. Parfois, le passage d'un gros camion fait frissonner la maison de fond en comble, comme une vieille dame qui n'arrive plus à se réchauffer.

Quand Stanislaw Krakus en a fait l'acquisition, en 1968, la pauvre, abandonnée depuis quelques années, était bien mal en point. Des vandales l'avaient choisie pour terrain de jeu. Une partie du toit s'était affaissée. Le plancher de la cuisine était pourri, les murs de pierre menaçaient ruine. Il fallait de l'imagination, du courage et de l'entêtement pour s'embarquer dans pareille aventure.

Né en Pologne, M. Krakus avait 8 ou 9 ans lorsque la Seconde Guerre a éclaté - un sujet qu'il élude poliment mais fermement si on l'aborde. Il se borne à dire qu'il a connu sa femme en Angleterre et qu'ils ont débarqué au Canada en 1957. Cela suffit pour deviner que le courage et la détermination ne leur manquaient pas.

En tout cas, ils ont tout de suite vu le potentiel de cette maison : le parquet de pin de l'immense salle de séjour, les murs de pierre d'un mètre d'épaisseur, les lambourdes équarries à la hache, les clous forgés, le plafond à caissons... « A home rather than a house », comme le dit lui-même M. Krakus dans son anglais encore teinté de polonais. Une maison qui a une âme, quoi.

Le jeune Stanislaw a donc retroussé ses manches et empoigné son coffre à outils.

«Nous avons décidé de restaurer la maison avec un minimum de modifications, pour lui conserver ses caractéristiques. Nous en étions extrêmement fiers et nous y avons vécu très confortablement.»

Stanislaw Krakus
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M. Krakus a creusé le sous-sol en partie (à gauche) lorsqu'il a restauré la maison. 

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Maintenant âgé de 86 ans, M. Krakus, qui vit seul depuis plusieurs années, s'inquiète pour sa vieille amie. Il craint qu'un acheteur éventuel ne la rase ou la laisse à l'abandon jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à faire pour la sauver. Il a envisagé un moment de la faire classer comme immeuble patrimonial. « Mais j'y ai renoncé quand j'ai vu le formulaire. Ça comporte beaucoup d'obligations et de contraintes, mais pas d'aide financière. En fin de compte, ça représentait surtout des tracasseries. »

« À présent, l'entretien de cette maison est devenu pour moi un fardeau. Elle a besoin d'importantes rénovations, mais je n'ai ni l'énergie ni les ressources nécessaires. Et qui les aurait ? »

Il est vrai que la salle de bains, à l'étage, a besoin d'un sérieux coup de jeune. On a empiété, pour l'agrandir, sur l'une des chambres, qui n'est plus qu'un réduit où entre à peine un vieux petit lit de fer. La cuisine mériterait aussi d'être refaite, de même que le toit, que le père s'obstine encore à inspecter seul, au grand dam de sa fille. C'est sans compter l'électricité, la plomberie et tout ce qu'une simple visite de politesse ne permet pas de déceler.

Et puis l'environnement n'est plus ce qu'il était. « En 1968, reprend M. Krakus, la montée Sabourin était un tranquille petit coin de campagne. Il y passait peut-être 50 voitures par jour. Aujourd'hui, il doit en passer 300 à l'heure. Les promoteurs immobiliers ont acheté tous les terrains autour, et je crois que l'encre des contrats n'était pas encore sèche quand ils ont démoli les maisons qui s'y trouvaient. Le secteur a l'air à l'abandon... »

La conseillère municipale Isabelle Bérubé, représentante du district où habite M. Krakus et membre du comité d'urbanisme de Saint-Bruno-de-Montarville, affirme qu'elle est bien au fait du problème et se fait rassurante :

«La maison a une valeur indéniable et nous souhaitons la conserver. Même si un promoteur achetait le terrain, il ne pourrait pas obtenir un permis de démolition comme ça.»

Isabelle Bérubé
Conseillère municipale

Elle évoque un projet d'écoquartier qui pourrait (elle insiste sur le conditionnel) voir le jour au sud de la route 116, et dont le plan a été confié à l'organisme Vivre en ville. « On songe à déménager la gare du train de banlieue et à bâtir autour un quartier écologique, où l'on favoriserait les déplacements actifs et le commerce de proximité. La maison de M. Krakus pourrait très bien s'inscrire dans ce projet. On pourrait en faire un centre culturel, une galerie, un café... »

La fille de M. Krakus, Terri, croit que ce serait la meilleure solution et cite l'exemple du vieux presbytère de Saint-Bruno, démonté pierre par pierre dans les années 60 et reconstruit à grands frais au bord du lac du Village, au centre-ville.

M. Krakus serait même prêt à céder sa maison pour 1 $, pourvu que sa conservation soit assurée et qu'il obtienne un juste prix pour le terrain.

D'une superficie de 8371 m2 (89 000 pi2), ce terrain zoné « blanc » est évalué à 206 500 $ dans le registre foncier (soit 2,32 $ le pied carré). C'est bien en deçà de sa valeur marchande, qui est de 8 à 25 $ le pied carré, selon M. Krakus. 

« Un prix raisonnable se situerait quelque part entre ces deux pôles », estime-t-il.

En attendant, il compte porter le dossier devant le conseil municipal le 18 janvier.

L'avis de la ville

Questionnée sur le sort qui attend la maison de M. Krakus, Amélie Giguère, agente d'information à la Ville de Saint-Bruno, répond ce qui suit par courriel : « Au cours de l'année 2016, nous adopterons un règlement concernant les bâtiments d'intérêt afin de contrôler leur démolition, rénovation, agrandissement, etc., et [la maison de M. Krakus] sera visée par ce nouveau règlement. Il est également prévu dans les outils de planification de l'aménagement de ce secteur que cette propriété soit conservée et intégrée au futur aménagement. »

La maison de Marguerite Lemieux, juste avant les... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE) - image 7.0

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La maison de Marguerite Lemieux, juste avant les rénovations de 2005.

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Oser toucher au patrimoine

Une propriétaire de Saint-Christophe-d'Arthabaska a modifié avec art sa maison patrimoniale pour y faire entrer la lumière et y créer du confort. Description d'une remise à niveau décoincée.

Marguerite Lemieux a habité quelques années sa maison rurale en périphérie du village, acquise dans les années 90, mais elle l'a toujours trouvée sombre et humide. Début 2005, elle la loue à Lucy Mayrand, qui y habite toujours, et elle entreprend une patiente métamorphose de la demeure.

Marguerite Lemieux se donne pour objectif de rendre la résidence plus agréable à vivre, tout en respectant son style d'origine et son milieu rural.

L'habitation se compose de deux corps de logis, la maison principale typiquement flanquée de sa cuisine d'été. Cette dernière, un carré en pièce sur pièce datant de 1830, est une habitation de colonisation. Ce n'est qu'en 1870 qu'on lui a ajouté la grande partie, des fondations de pierre et un balcon couvert bordant toute la façade.

Adieu galerie!

« Ma cliente a fait preuve d'audace, rapporte l'architecte André Bourassa, engagé par Mme Lemieux pour réaliser les transformations. Elle n'a pas hésité, par exemple, à supprimer la longue galerie victorienne.

« Je l'ai fait pour laisser entrer la lumière naturelle et pour favoriser la circulation de l'air, explique cette dernière. On n'a jamais trop de soleil, ici, pour assécher nos maisons. »

Pour répondre au même besoin d'air et de lumière, la proprio fait un autre geste radical : le décloisonnement du rez-de-chaussée dans les deux corps de maison, espaces qui se présentent maintenant comme deux grandes aires ouvertes, d'inspiration très contemporaine.

Pour ne pas lésiner sur le confort, des dalles de béton à chauffage radiant ont été coulées au sous-sol et au rez-de-chaussée de la cuisine d'été. Le sous-sol a par ailleurs été excavé et atteint maintenant une hauteur de sept pieds et quatre pouces.

Très concerné par la préservation du patrimoine, André Bourassa estime qu'il faut faire preuve d'astuce pour rendre attirantes les maisons ancestrales.

«Les jeunes acheteurs ne veulent pas de ces maisons sombres, peu fonctionnelles, lourdes d'entretien et qui sentent le vieux.»

André Bourassa
Architecte
Le carré de maison principal est maintenant lumineux.... (PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE) - image 9.0

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Le carré de maison principal est maintenant lumineux. La finition des murs est inchangée, à part un peu de peinture d'un blanc vanille. 

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Il ne faut pas avoir peur d'ajouter des fenêtres, soutient-il. D'où cette nouvelle ouverture dans la cuisine d'été, côté soleil levant : environ six pieds de large sur trois pieds de haut, à hauteur de la mezzanine.

Petits carreaux anciens

Cette ouverture reprend parfaitement le style des fenêtres du rez-de-chaussée, grâce à la main habile de l'ébéniste Michel Pelletier. Les fenêtres d'origine, à petits carreaux, ont été démontées, restaurées, munies de verre thermal puis réinstallées. Du côté intérieur, des paires de volets à petits carreaux font office de contre-fenêtres. Ces carreaux intérieurs déforment légèrement le paysage, candides rappels d'une époque où les vitres étaient de verre soufflé.

« La propriétaire a fait preuve d'un grand souci du patrimoine, fait observer M. Bourassa. Combien d'autres se seraient contentés de poser des fenêtres usinées ! »

Les murs du petit bâtiment ont été dégarnis - exhumant, sans surprise, quelques squelettes de souris des champs - pour laisser apparente la structure en pièce sur pièce, qui a été rejointoyée.

Mezzanine allégée

Dans la cuisine d'été, la mezzanine a été amputée de cinq ou six pieds (distance entre deux poutres), ce qui la rend moins écrasante, vue du rez-de-chaussée. Lucy Mayrand apprécie qu'on y ait laissé les poutres et solives au bois naturel. « C'est plus enveloppant, confie-t-elle. En hiver, je me sens comme l'ours qui hiberne. »

Entrée pratique au sous-sol

Une descente de cave a été aménagée en façade de la cuisine d'été et débouche sur une entrée de jardin (ou mud room). Là se trouve aussi le poêle à combustion lente - devant lequel faire sécher les manteaux mouillés -, principale source de chauffage du logis, et à quelques pas, un placard et une chambre froide. Le sous-sol abrite également une grande salle de bains et le coin laveuse-sécheuse, deux espaces bannis du rez-de-chaussée lors de l'opération « décloisonnement ».

Pour longtemps!

Les murs et le toit ont été isolés par l'extérieur, au polyuréthane, et recouverts respectivement de bardeau de cèdre et de tôle pincée, des matériaux très durables. Les murs de fondation ont été rejointoyés, puis imperméabilisés et isolés de l'extérieur, sauf pour la partie hors-sol, en pierre de taille, que la propriétaire a voulu laisser visible, quitte à assumer une certaine perte thermique.

Protéger les maisons

Protéger une résidence patrimoniale contre la démolition n'est pas une mince affaire. Certaines, d'ailleurs, ne l'ont pas été à temps. Voici le sort réservé à ces bâtiments, dont quelques pistes de solution qui ont donné de bons résultats, bien qu'aucune ne soit une panacée.

  • L'abandon et la démolition: C'est le sort qu'ont hélas connu trop de bijoux patrimoniaux du Québec au fil des décennies, victimes de la spéculation, de la négligence et du manque d'intérêt. C'est ainsi qu'ont disparu du paysage, notamment, l'ancien pavillon du Montreal Hunt Club et la maison Redpath, à Montréal, démolis respectivement (mais sans aucun respect!) en 2000 et en 2014, ou la maison Crevier à Chicoutimi (démolie en 2007). Le cas le plus récent est peut-être celui de la maison Chénier-Sauvé, à Saint-Eustache, dont on a appris la semaine dernière qu'elle est menacée de démolition. Dans la métropole, l'organisme Héritage Montréal a ainsi à l'oeil plusieurs immeubles dont l'existence ne tient qu'à un fil.
  • Le classement: Évidemment, on peut croire que c'est le nirvana, ce qui peut arriver de mieux à une maison ancienne - à moins qu'elle ne trouve un propriétaire soucieux de son sort et qui l'aimera comme elle le mérite. La Loi sur le patrimoine culturel confère aux municipalités de nombreux outils pour protéger les immeubles à valeur patrimoniale. Pour classer un immeuble, le ministère de la Culture et des Communications analyse son importance historique, architecturale, sociologique, etc., selon de nombreux critères. Le classement peut se faire sans l'assentiment du propriétaire, à la demande de tout citoyen ou groupe de citoyens préoccupés par le sort de l'immeuble. Mais le propriétaire doit alors se conformer aux exigences de la loi, qui interdit ou réglemente notamment la transformation, l'altération ou la rénovation de l'immeuble... sans aide financière ou presque, précise Chloé Guillaume, de l'Association des propriétaires et amis de maisons anciennes du Québec.
  • Le démontage: Michel Martel, propriétaire de l'entreprise Pièce sur pièce, se spécialise dans la récupération de maisons ancestrales. M. Martel les dégarnit complètement, récupère tous les éléments dignes de l'être (fermes de toit, poutres, lattes de parquet, boiseries, éléments architecturaux, etc.) et revend le tout, soit en « kit » à remonter, soit en pièces détachées. « Souvent, ce sont des maisons qui ont été laissées à l'abandon ou qui nécessiteraient tellement de travaux de mise aux normes que ça coûterait moins cher de la démolir et de construire du neuf. » Le démontage permet au moins de sauvegarder des éléments qui peuvent avoir une seconde vie.
  • Le déménagement: Selon Michel Martel, déménager une maison de bois coûte de 30 000 à 50 000 $, fondations comprises. Il en a lui-même déplacé quelques-unes, dont celle qu'il habite. À Montmagny, la maison John-Patton, superbe exemple d'architecture Second Empire, a été déménagée avec succès en décembre dernier et est maintenant à vendre. Dans le cas d'une maison de pierres comme celle de M. Krakus, c'est une tout autre histoire, non pas tant du point de vue technologique que budgétaire, selon M. Martel. « Avec la machinerie hydraulique dont on dispose de nos jours, on peut déménager des immeubles de quatre, cinq étages... Mais ce sont des technologies coûteuses. Il faut être millionnaire ! »
  • La rénovation raisonnée: Vivre dans une maison ancienne ne signifie pas nécessairement vivre à l'ancienne. L'architecte André Bourassa suggère notamment d'augmenter l'apport de lumière naturelle dans ces maisons souvent sombres, quitte à enlever un élément qui fait obstacle, comme un garage ou une galerie, voire à agrandir les fenêtres. « Pratiquer des ouvertures plus grandes a plus de sens que d'ajouter un solarium et manquer toujours de lumière dans les autres pièces », fait-il valoir. Côté fonctionnalité et durabilité, donner à l'enveloppe une bonne isolation et une bonne diffusion de l'humidité allonge la vie du bâtiment et le rend plus confortable.

Des exemples de sauvetages

Souvent, dans le cas d'immeubles très anciens qui exigent d'importants travaux d'entretien ou de restauration, la solution réside dans leur reconversion en lieux publics - musée, centre culturel, galerie d'art, théâtre... Il s'agit alors que la municipalité ou un groupe d'intérêt s'en porte acquéreur pour le ramener dans le domaine public, ce qui lui assure protection et longue vie. L'Association des propriétaires et amis de maisons anciennes du Québec cite de nombreux exemples de sauvetage d'immeubles patrimoniaux convertis en lieux d'échange et de diffusion.

La maison Lepailleur.... (PHOTO TIRÉE DU SITE MAISONLEPAILLEUR.CA) - image 12.0

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La maison Lepailleur.

PHOTO TIRÉE DU SITE MAISONLEPAILLEUR.CA

Châteauguay

À Châteauguay, la maison Lepailleur, qui date de 1792, abrite une maison de la culture et un salon de thé.

Consultez le site de la propriété.

L'édifice du Vieux-Marché, à La Prairie.... (PHOTO DENIS TREMBLAY, FOURNIE PAR LA VILLE DE LA PRAIRIE) - image 13.0

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L'édifice du Vieux-Marché, à La Prairie.

PHOTO DENIS TREMBLAY, FOURNIE PAR LA VILLE DE LA PRAIRIE

La Prairie

À La Prairie, l'édifice du Vieux-Marché (1862) est devenu centre d'interprétation et salle de théâtre.

Consultez le site de la propriété.

Saint-Lambert

À Saint-Lambert, la maison Marsil (bâtie en 1750) a été occupée de 1979 à 2013 par le musée Marsil puis le Musée du costume et du textile du Québec. Rénovée en 2014, elle attend qu'on lui trouve une nouvelle vocation.

Consultez le site de la propriété.

Maison Girardin... (PHOTO FOURNIE PAR LA MAISON GIRARDIN) - image 15.0

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Maison Girardin

PHOTO FOURNIE PAR LA MAISON GIRARDIN

Beauport

À Beauport, la maison Girardin (construite vers 1800) a été convertie en centre d'interprétation.

Consulter le site de la propriété.

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