Washington appelle à libérer 20 prisonnières politiques dans le monde

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L'ambassadrice américaine aux Nations unies, Samantha Power.

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Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis ont lancé mardi un appel à plusieurs pays dans le monde, dont la Chine, la Birmanie, l'Éthiopie ou l'Iran, pour qu'ils libèrent au total 20 femmes considérées comme des «prisonnières politiques».

C'est l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Samantha Power, qui est venue devant la presse au département d'État à Washington dévoiler les visages de ces femmes «injustement enfermées» et «privées de leur liberté» par leurs gouvernements.

La campagne intitulée «FreeThe20» coïncide avec le 20e anniversaire ce mois-ci de la Déclaration de Pékin sur les droits des femmes, signée en 1995 par 189 pays, en présence de Hillary Clinton qui était à l'époque la première dame à la Maison-Blanche, a expliqué Mme Power.

C'est lors de cette conférence mondiale que Mme Clinton avait lancé son fameux «les droits de l'homme sont des droits des femmes et les droits des femmes sont des droits de l'homme», a rappelé la haute diplomate américaine.

Une nouvelle conférence internationale sur les droits des femmes est programmée le 27 septembre à New York, en marge de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, selon l'ambassadrice des États-Unis.

«Libérez ces 20 femmes et libérez les innombrables femmes et jeunes filles qui sont comme elles derrière les barreaux, parce que ces 20 femmes représentent seulement une toute petite fraction de toutes celles actuellement injustement emprisonnées», a lancé Mme Power.

Elle a également reconnu que les pays montrés du doigt par Washington pour la détention de ces 20 «prisonnières politiques (...) n'étaient qu'une partie des gouvernements dans le monde qui enferment des femmes pour l'exercice de leurs libertés fondamentales».

Mme Power a insisté sur le cas de Wang Yu, une avocate chinoise de 44 ans détenue depuis juillet dernier. «Nous continuerons à scander le nom de Wang Yu et ceux d'autres femmes dans les prochains jours», a-t-elle promis.

Le président chinois Xi Jinping est attendu à la fin du mois à Washington pour une visite d'État et l'épineux dossier des droits de l'homme devrait dominer les entretiens avec son homologue américain Barack Obama.

Outre la Chine, les pays visés par la campagne «FreeThe20» sont l'Éthiopie, la Birmanie, le Vietnam, l'Azerbaïdjan, l'Érythrée, l'Iran, l'Egypte, la Russie, le Venezuela, la Syrie, la Corée du Nord et l'Ouzbékistan.

«C'est une liste représentative, pas exhaustive», a défendu Mme Power interrogée par exemple sur l'absence de Cuba avec qui les États-Unis viennent de rétablir leurs relations diplomatiques.

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