Abbas Kiarostami en cinq films

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Le goût de la cerise

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Sophie Laubie
Agence France-Presse
Paris

Le cinéaste iranien Abbas Kiarostami, décédé lundi, aura laissé une oeuvre à la fois singulière et universelle avec plus de quarante films, dont Le goût de la cerise, récompensé par la Palme d'or à Cannes en 1997. Zoom sur cinq de ses oeuvres les plus remarquées.

Où est la maison de mon ami (1987)

Premier volet de ce qui a été considéré par les critiques comme la trilogie de Koker (du nom d'un village du nord de l'Iran que l'on retrouve dans les trois films), incluant aussi Et la vie continue (1991) et Au travers des oliviers (1994).

Le film, qui a remporté le Léopard de bronze au Festival de Locarno en 1989, raconte l'histoire d'un jeune garçon qui a gardé par mégarde le livre d'école d'un ami. Il doit lui rendre et aller pour cela dans un village voisin.

«C'est indiscutablement le film qui l'a fait vraiment connaître de façon internationale», explique à l'AFP Alain Bergala, critique de cinéma et auteur d'un livre consacré à Abbas Kiarostami.

«Il disait que c'était le film le plus universel qu'il avait fait et il avait raison», a-t-il ajouté. «C'est un film qui parle très simplement de choses très graves, le rapport à la loi, à l'autorité parentale, au rêve et à la transgression.»

Close Up (1990)

Le film met en scène un homme qui dupe une famille iranienne en se faisant passer pour le cinéaste Mohsen Makhmalbaf et en lui faisant croire que ses membres seront les vedettes de son prochain film. Mohsen Makhmalbaf, réalisateur de Kandahar, y joue son propre rôle.

Ce film a été salué par des cinéastes tels que Quentin Tarantino et Martin Scorsese.

«Avec Close Up, on a compris qu'Abbas Kiarostami était plus Orson Welles que Rossellini, un cinéaste qui faisait des films à la construction extrêmement mentale, alors que l'on pensait avant qu'il était plus proche du néo-réalisme», souligne Alain Bergala.

«Il était à la fois dans le réalisme et dans le mental», ajoute-t-il. «C'est vraiment un continent à lui tout seul, autonome et immense.»

Au travers des oliviers (1994)

Dernier volet de la trilogie dite de Koker, le film raconte l'histoire d'une équipe de cinéma qui s'installe parmi les oliviers dans un village du nord de l'Iran, dévasté par un tremblement de terre. Les jeunes du village vont alors participer au film.

Dans cette nouvelle fiction tournée en décors naturels, Kiarostami retrouve le thème de la jeunesse et s'interroge à nouveau sur son métier de cinéaste.

Le goût de la cerise (1997)

Palme d'or ex-aequo avec L'anguille de Shohei Imamura en 1997, le film met en scène un homme désespéré au volant d'une voiture, à la recherche de quelqu'un qui accepterait de l'enterrer après son suicide.

Il rencontre une série de personnages, qui réagissent différemment à sa proposition. Comme dans d'autres de ses films, le cinéaste s'intéresse au caractère précieux de la vie.

Le film avait été montré à Cannes dans des circonstances particulières car il était interdit en Iran et les autorités lui avaient refusé le visa de sortie. Il était arrivé à la dernière minute.

«C'est un très beau film, mais ce n'est pas un film qui écrase les autres», estime Alain Bergala. «Il est en droite ligne de ce qu'il a fait avant.»

Le vent nous emportera (1999)

Un groupe de journalistes de Téhéran arrive dans un village kurde pour étudier les rituels de deuil, mais la vieille femme qu'ils viennent voir ne meurt pas.

Le film a remporté le Grand Prix spécial du jury à la Mostra de Venise en 1999.

«C'est l'histoire d'un homme qui ne voit pas le monde qui est autour de lui (...) et tout d'un coup se met à voir. C'est un vrai film sur le cinéma», souligne Alain Bergala.

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