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Un film de Kusturica sur Mujica pour montrer une autre forme de politique

L'ancien président uruguayen José Mujica et le cinéaste... (PHOTO MIGUEL ROJO, AFP)

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L'ancien président uruguayen José Mujica et le cinéaste serbe Emir Kusturica.

PHOTO MIGUEL ROJO, AFP

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Agence France-Presse
MONTEVIDEO

Avec son documentaire actuellement en tournage Le dernier héros, sur l'ancien président uruguayen José Mujica, le cinéaste serbe Emir Kusturica a confié vendredi devant la presse à Montevideo qu'il voulait montrer une autre façon de faire de la politique.

«Il n'y a pas un pays au monde, ni même dans les démocraties les plus développées, dans lequel le président quitte son poste et où le peuple est si heureux de lui témoigner combien il l'aime», a ajouté le réalisateur, après que M. Mujica a remis dimanche le pouvoir à son successeur Tabaré Vazquez.

L'avant-veille de son départ, «Pépé» Mujica, 79 ans, avait été salué par des milliers d'Uruguayens dans les rues de Montevideo.

«C'est un cas unique. Les présidents vont généralement en prison, tentent de s'échapper, tentent de se cacher ou deviennent très riches et confirment que la majorité des gens qui se consacrent à la politique le font pour s'enrichir. Dans ce cas, c'est le contraire», a poursuivi Emir Kusturica, qui a  reçu à deux reprises la Palme d'or au Festival de Cannes.

Le cinéaste, qui a déjà réalisé un documentaire sur le footballeur argentin Diego Maradona en 2008, veut prouver qu'«il y a d'autres exemples».

«L'objectif du film est de montrer une personne unique dans l'histoire du XXe siècle», a déclaré ensuite à l'AFP le réalisateur de Chat noir Chat blanc, du Temps des gitans ou encore d'Underground.

Emir Kusturica est arrivé il y a quelques jours en Uruguay pour diriger les dernières prises du film et les interviews de l'ancien guérillero José Mujica, président de l'Uruguay entre 2010 et 2015, qui s'était fait connaître dans le monde entier pour son style informel et ses prêches anticonsuméristes.

Promoteurs de mesures pionnières, comme la légalisation totale du cannabis, il reversait également la quasi-totalité de ses revenus à un programme de logement social, s'attirant le surnom de «président le plus pauvre du monde».

Le réalisateur l'a suivi dans sa vie quotidienne, au volant de sa Coccinelle bleue, jardinant ou recevant dans sa modeste maison des environs de Montevideo l'ancien roi d'Espagne Juan Carlos.

«On s'entend bien, j'ai un nouvel ami ! Quand je vais chez lui, il me dit : "Mon ami, buvons un coup !"», a raconté le cinéaste.

Le film pourrait être prêt d'ici à la fin de l'année, selon son auteur.

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