Les incontournables de Fantasia

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Brigsby Bear

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Charles-Édouard Carrier

Collaboration spéciale

La Presse

Plus de 150 longs métrages et 300 courts métrages présentés dans le cadre d'un marathon de 20 jours. Au calendrier, des projections en salle, des projections extérieures, plusieurs activités gratuites et, de retour cette année, Mon premier Fantasia au musée McCord pour les jeunes de 3 à 10 ans. La Presse a rencontré Mitch Davis, codirecteur du festival Fantasia, qui nous parle de quelques-uns de ses nombreux coups de coeur pour cette 21e édition.

Brigsby Bear, de Dave McCary

Certains croient peut-être encore que Fantasia est un festival qui s'adresse à un auditoire plutôt restreint, mais les choses ont bien changé. «Aujourd'hui, le festival est devenu quelque chose de tellement plus large que l'action, la fantaisie et l'horreur, explique Mitch Davis. Musique, drames, comédies, films expérimentaux, documentaires, films pour enfants, pour adultes, tout y est.» Parmi les films qu'il considère comme étant plus accessibles, Mitch Davis propose Brigsby Bear. «C'est à la fois tendre, drôle et inspirant. Certainement un des meilleurs films de 2017», juge-t-il.

Présenté en première canadienne, le 16 juillet, à l'Auditorium des diplômés de la SGWU.

Liberation Day, d'Ugis Olte et Morten Traavik

En août 2015, Laibach donnait un concert à Pyongyang. Une équipe de tournage a suivi la formation industrielle slovène dans ce périple hors du commun en Corée du Nord, jusqu'à la prestation devant une foule peu habituée à ce genre musical. «C'est divertissant, mais surtout très fascinant, souligne M. Davis. Les gens n'avaient pas le choix d'assister à ce spectacle organisé par le gouvernement. L'équipe était tellement contrôlée par la police et le gouvernement pendant toute la durée du tournage. C'est incroyable, ce qu'ils ont réussi à faire.»

Présenté en première canadienne, le 16 juillet, à la salle J.A. DeSève.

Lowlife, de Ryan Prows

Selon le codirecteur, un des films qui incarnent le mieux l'esprit de Fantasia est Lowlife. «Je suis en amour avec ce film, précise-t-il. C'est une découverte très surprenante. C'est arrivé de nulle part et ça nous a tout simplement fait chavirer.» Un luchador, une héroïnomane enceinte, une ex-toxicomane et son mari à la recherche d'un rein et deux anciens détenus dont les parcours se croisent et déraillent. «C'est intense, amusant, absurde et incroyablement étrange», ajoute-t-il.

Présenté en première mondiale, le 21 juillet, à l'Auditorium des diplômés de la SGWU.

Une scène du film québécois La petite Aurore, l'enfant... (Photo archives La Presse) - image 2.0

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Une scène du film québécois La petite Aurore, l'enfant martyre

Photo archives La Presse

La petite Aurore, l'enfant martyre

Fantasia ajoute à sa programmation cinq projections extérieures gratuites dont La petite Aurore, l'enfant martyre, un classique du cinéma québécois. La projection à ciel ouvert se fera en présence d'Yvonne Laflamme, qui incarnait le personnage d'Aurore en 1952. «C'est un des premiers grands succès québécois, dit Mitch Davis. Ça risque d'être très intéressant puisque l'actrice sera sur place. Imaginez, on l'a vue enfant et on la retrouve quelque 50 ans plus tard. Ce sera une expérience fascinante pour tout le monde.»

Présenté avec sous-titres en anglais le 19 juillet à l'écran Concordia, à l'angle de la rue Mackay et du boulevard De Maisonneuve Ouest.

A Taxi Driver, de Jang Hoon

Ce drame historique revient sur la journée sombre du 18 mai 1980 en Corée du Sud, lors des manifestations dénonçant la loi martiale du dictateur Chun Doo-hwan et où des citoyens, surtout des étudiants, furent arrêtés, battus et tués par l'armée. On y suit un chauffeur de taxi (Song Kang-ho) chargé d'amener un journaliste allemand de Séoul à la ville de Gwangju, théâtre des tristes évènements. «C'est un film très puissant et intense. Ce sera la première fois qu'il sera présenté à l'extérieur de la Corée du Sud», indique le codirecteur de Fantasia.

Présenté en première internationale, le 2 août, à l'Auditorium des diplômés de la SGWU.

Le problème d'infiltration, de Robert Morin

Également présenté en clôture, Le problème d'infiltration est un film expérimental et audacieux où se succèdent une dizaine de plans-séquences. On y suit un chirurgien esthétique, le Dr Louis Richard (Christian Bégin), dans une longue descente aux enfers qui le pousse à perdre la raison. «Pour nous, Robert Morin a toujours été incroyable et l'équipe de la programmation a adoré ce film», signale M. Davis.

Présenté en première mondiale, en présence du réalisateur, le 2 août au Théâtre D.B. Clarke.

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La 21e édition du Festival international de films Fantasia se déroule du 13 juillet au 2 août 2017.




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