FFM: «Pas de problèmes financiers», dit Losique

Pour assurer la pérennité du FFM, Serge Logique... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Pour assurer la pérennité du FFM, Serge Logique ne ferme pas la porte à un partenariat.

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Même sans les subventions de Québec, Ottawa et Montréal, le Festival des films du monde «se porte très bien» et «n'a pas de problèmes» sur le plan financier, selon son président et fondateur Serge Losique. «On n'a pas de déficit», dit-il en entrevue à La Presse.

En 2014 comme en 2015, le Festival des films du monde (FFM) ne prévoit pas faire de déficit, selon Serge Losique. À un détail près: en excluant le remboursement d'une hypothèque de 2 millions contractée par l'organisme en 2014 sur le Cinéma Impérial afin de pallier l'absence des subventions de la SODEC, de Téléfilm Canada et de la Ville de Montréal. Cette hypothèque avait permis d'éponger la dette à long terme du FFM, évaluée à 2,5 millions à l'époque.

«Le seul déficit, c'est les intérêts bancaires. Tout le monde a le droit d'avoir des hypothèques», explique Serge Losique, qui précise avoir respecté toutes les obligations contractuelles, notamment avec ses fournisseurs. «On a toujours payé nos fournisseurs, on n'a jamais eu de procès», indique-t-il.

Autre élément d'importance dans les finances du FFM: le festival doit environ un million de dollars à son président fondateur. «C'est moi qui ai subventionné tout le temps le festival, mentionne Serge Losique. J'avais un terrain, je l'ai vendu pour subventionner le festival [vers 2005-2006]. Le festival me doit toujours 1 million. Mais je ne mettrai jamais en faillite ma propre création.»

Subventions

Serge Losique estime que le FFM devrait à nouveau avoir droit aux subventions de Québec, Ottawa et Montréal. «Les contribuables québécois et montréalais qui vont au cinéma méritent les subventions», dit-il.

Depuis 2014, les organismes subventionnaires répètent à l'envi qu'ils veulent des changements à la direction et dans les façons de faire du FFM. Hier, le maire de Montréal, Denis Coderre, a lancé un avertissement à Serge Losique, l'invitant à un «changement de cap» pour assurer la survie de l'événement.

«C'est mon problème personnel, laisse savoir Serge Losique. Je n'aurai pas à demander la permission à qui que ce soit quand je voudrai partir. Les hommes ne sont jamais éternels et il faut assurer la pérennité artistique. Ce n'est pas si simple, ça prend des années pour former des gens.»

Serge Losique ne balaie pas le scénario du revers de la main, mais il reste très prudent sur la possibilité de s'associer de nouveaux partenaires.

Au fil des ans, plusieurs personnes ont tenté sans succès de s'associer à M. Losique. En 2004, l'Équipe Spectra et son PDG Alain Simard avaient tenté de rallier M. Losique à leur proposition de festival de cinéma à Montréal dans le cadre d'un appel d'offres de Téléfilm Canada et la SODEC.

Spectra avait finalement présenté son projet sans l'appui de M. Losique, remporté l'appel d'offres, mais son Festival international du film de Montréal n'avait connu qu'une édition, en 2005. «M. Simard n'a jamais voulu s'associer. Il voulait prendre quelque chose de grandiose qui existe, il voyait la piastre. Avec ce festival, il n'y a pas d'argent à gagner», puisque le FFM n'est ni distributeur ni producteur de films, souligne M. Losique.

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