TIFF: des oeuvres québécoises reçoivent les grands honneurs

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Malgré sa première mouvementée, au cours de laquelle une partie du public a quitté la salle de projection, Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau a obtenu le Prix du meilleur film canadien, au TIFF.

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Le Festival international du film de Toronto (TIFF) s'est clôturé de magnifique façon pour trois réalisateurs québécois, hier. Le long métrage Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau, de Mathieu Denis et Simon Lavoie, a remporté le Prix du meilleur film canadien et Mutants, d'Alexandre Dostie, a gagné le Prix du meilleur court métrage canadien.

«Il y avait près d'une trentaine de films canadiens présentés, c'est une très belle récompense», a avoué Simon Lavoie, coréalisateur et coscénariste de Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau. «Ce n'est pas un film qui a été conçu pour plaire, c'est un film un peu difficile, assez tranché dans sa proposition, et qu'on a fait dans une totale liberté. C'était un film à prendre ou à laisser, et de voir qu'un jury hautement respectable nous a donné cette accolade, ça nous fait chaud au coeur.»

Le film raconte l'histoire de quatre jeunes Québécois qui, trois ans après le printemps érable qu'ils perçoivent comme un échec, se lancent dans des actions de vandalisme qui dérapent tranquillement vers le terrorisme. Le long métrage - avec sa durée impressionnante de 3 h 5 min - explore plusieurs thèmes, mais est principalement axé sur une réflexion approfondie à propos du militantisme et de l'idéalisme. Il se veut une métaphore politique «d'inachèvement perpétuel dans lequel le Québec est enlisé», ont expliqué les réalisateurs.

«La première a eu lieu dans un contexte controversé. Une partie de l'assistance a été confrontée par la proposition et, durant le visionnement, on voyait beaucoup de gens qui sortaient et qui exprimaient leur colère de manière intempestive», relate Mathieu Denis, coréalisateur et coscénariste.

«C'est un film polarisant, ajoute M. Lavoie. Ceux qui n'aiment pas vont détester, et ceux qui vont apprécier vont adorer. On a vécu ça en temps réel.»

Le film, produit par Art & Essai et distribué par K-Films Amérique, sera présenté en première au Québec le 8 octobre dans le cadre du Festival du nouveau cinéma, puis prendra l'affiche le 3 février 2017, tout juste cinq ans après le début de la crise étudiante de 2012.

Par ailleurs, le court métrage Mutants sera présenté à de nombreux festivals à l'automne. L'oeuvre d'Alexandre Dostie parle de mutation, de sexe et d'amour à travers l'épopée d'un joueur de baseball guidé par un entraîneur paraplégique.

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