Le court québécois se porte bien à Sundance

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Mettant en vedette Alexandre Vallerand et Maxime D. Pomerleau, le film Prends-moi d'Anaïs Barbeau-Lavalette aborde la question de la sexualité des personnes lourdement handicapées.

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À l'image des longs métrages, des documentaires et des projets numériques, le court métrage québécois tient une excellente place cette année au festival de Sundance ainsi qu'à son pendant off de Slamdance.

Prends-moi, d'Anaïs Barbeau-Lavalette et André Turpin, est présenté en compétition officielle dans la section International Narrative Short Films. Mettant en vedette Alexandre Vallerand et Maxime D. Pomerleau, l'oeuvre nous sensibilise à la sexualité des personnes lourdement handicapées.

Maxime D. Pomerleau s'est rendue à Park City, en Utah, pour parler du film et échanger avec les festivaliers. La Presse lui a parlé par téléphone.

«La première projection a eu lieu le jour de l'ouverture [22 janvier] à l'Egyptian Theater, ce qui est un bel honneur, car peu d'oeuvres sont projetées ce jour-là.»

Maxime D. Pomerleau
Actrice

La salle était comble. Et là comme dans les trois festivals précédents (TIFF, Vladivostok, FNC), la jeune femme de 29 ans, qui souffre du syndrome de McCune-Albright, s'est fait poser la même question : comment s'est-elle retrouvée dans cette oeuvre dont le sujet est abordé de front, et comment les choses se sont-elles passées ?

« Les gens sont curieux du processus de création, dit-elle. Ils confondent cette fiction avec un documentaire. Mais je leur explique qu'il existe bel et bien, dans un CHSLD de Montréal, une "chambre d'intimité" et qu'Anaïs [la réalisatrice] voulait aborder cet angle. Mes interlocuteurs sont très réceptifs et sensibles. Ils sont interpellés par la question de l'intimité. »

Maxime D. Pomerleau explique qu'une « fébrilité omniprésente » règne en ce moment dans la station de ski qu'est Park City. « Dans une grande ville comme Toronto, un festival comme le TIFF est très gros, mais la ville continue à vivre, alors qu'ici, il n'y a que le festival en ce moment. C'est prenant, exaltant. Les gens sont tellement fiers d'être à Sundance que c'est l'une des premières questions qu'ils se posent entre eux : est-ce ta première fois ici ? »

Titulaire d'une formation en arts et lettres au cégep de Jonquière, Maxime D. Pomerleau n'en était pas à son premier rôle. Elle avait aussi écrit et réalisé un court intitulé Batwheel, aventure d'une superhéroïne en fauteuil roulant, dans lequel elle jouait également. « Je travaille à en faire une websérie », dit-elle.

TROIS AUTRES COURTS

Trois autres courts métrages québécois sont actuellement présentés à Park City, selon un communiqué diffusé par la SODEC la semaine dernière. Mynarski, chute mortelle, de Matthew Rankin, est inscrit dans la section Animated Short Films, et deux courts métrages, Modèles, de Jérémi Roy, et Tears of Inge, d'Alisi Telengut, sont inscrits au festival de Slamdance.

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