Jamel Debbouze joue le cousin dans Né quelque part

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Jamel Debbouze

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Agence France-Presse
Cannes

Jamel Debbouze est un cousin du «bled» magouilleur dans Né quelque part, un premier long métrage sensible de Mohamed Hamidi présenté mardi hors compétition à Cannes, sur le thème des origines et de l'identité.

Debbouze, qui a reçu avec les autres acteurs du film Indigènes de Rachid Bouchareb un prix d'interprétation à Cannes en 2006, a animé la séance photo mercredi sur la terrasse du Palais des festivals en faisant des bons de marsupilami.

Montré lors d'une séance spéciale destinée à un public lycéen, le film raconte l'histoire de Farid (Tewfik Jallab), 26 ans, étudiant en droit, qui doit se rendre en Algérie pour sauver la maison de son père.

Il va découvrir ce pays où il n'avait jamais été et rencontrer des personnages hauts en couleur, parmi lesquels son cousin qui rêve de venir en France, interprété par Jamel Debbouze, aussi coproducteur du film.

Né à Bondy (Seine-Saint-Denis), ancien professeur d'économie et cofondateur du Bondy blog avant de travailler avec Jamel, dont il a mis en scène et coécrit le dernier spectacle, Mohamed Hamidi dit être parti d'«événements personnels» pour réaliser ce film.

À l'occasion d'un voyage en Algérie en 2005, «je me suis interrogé: «Et si mon père était resté là? Et si j'étais né ici?»», explique-t-il.

Confronté à toute une galerie de personnages, dont son cousin algérien qui porte le même nom que lui mais dont la vie est bien différente, Farid va s'interroger sur son propre destin.

Jamel Debbouze, qui parle français et arabe dans le film avec l'accent d'un «blédard» algérien, interprète avec vivacité mais une certaine retenue, sans fanfaronnade, ce personnage de petit voyou arnaqueur et beau parleur.

«Je crois que c'est le premier rôle de méchant-sympa de Jamel au cinéma», souligne Mohamed Hamidi.

Pour l'acteur, «Né quelque part est une histoire vraie et j'adore les histoires vraies. Elles sont imparables! Je suis en totale empathie avec ce sujet qui parle de nous, les enfants d'immigrés, et qui n'est pas suffisamment traité».

«On a besoin chez nous que le cinéma s'empare d'histoires comme celles de Farid et de son cousin français pour changer les mentalités et faire comprendre qui sont ces gens», estime l'humoriste franco-marocain.

«C'est du cinéma comme je l'aime avec une profondeur, des personnages touchants qui raconte quelque chose de juste», ajoute celui qui a joué dans de grosses productions comme Sur la piste du marsupilami mais aussi des films plus modestes comme Indigènes.

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