Un film allemand sur l'avortement émeut la Berlinale

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L'actrice Julia Jentsch, l'auteure et réalisatrice Anne Zohra Berrached et l'acteur Bjarne Maedel lors de la présentation de 24 Wochen.

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Agence France-Presse
BERLIN

Un film allemand sur le difficile choix d'un couple qui, apprenant que son enfant à naître sera handicapé, doit décider de pratiquer ou non un avortement, a ému les festivaliers aux larmes dimanche à la Berlinale.

24 Wochen (24 Semaines), deuxième long métrage de la réalisatrice allemande Anne Zohra Berrached (après Deux mères en 2013), raconte l'histoire d'Astrid, interprétée par Julia Jentsch, Prix d'interprétation à la Berlinale en 2005 pour Sophie Scholl: les derniers jours.

Comédienne de stand-up, Astrid est enceinte de quatre mois quand elle apprend que son enfant à naître sera atteint de trisomie 21.

Astrid et son mari Markus (Bjarne Mädel) doivent alors décider d'interrompre ou non cette grossesse. Un nouvel examen au sixième mois révèle que l'enfant souffre également d'une grave malformation, plongeant Astrid et Markus dans un abyme de questions morales.

Le film, qui décrit toutes les étapes du cheminement d'Astrid et Markus, a suscité une vive émotion lors de la projection à la presse.

« Il était très important pour moi de faire un film qui porte essentiellement sur la décision et le conflit moral d'un couple », a indiqué la réalisatrice lors d'une conférence de presse.

« C'est là-dessus que je voulais me concentrer. Je ne voulais pas que ça ressemble à une contribution à un magazine politique », a-t-elle ajouté.

La réalisatrice, qui a rencontré des couples ayant été confrontés à ce type de situation pour faire ce film, a dit s'être « rendue compte qu'il était très difficile de trouver des gens prêts à parler de cela ouvertement », alors même qu'en Allemagne, « plus de 90 % des femmes choisissent une interruption médicale de grossesse si l'enfant a un grave problème ou une malformation ».

Dans son film, « ni pour ni contre l'avortement » dit-elle, la réalisatrice explique avoir voulu « faire un collage entre la fiction et la réalité ». Le personnage principal « est fictif, mais son sort et le système face auquel elle se retrouve ne le sont pas », a-t-elle ajouté.

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