Festival Présence autochtone: place à la relève!

Dans Lo que lleva el rio, une femme... (Photo fournie par le Festival Présence autochtone)

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Dans Lo que lleva el rio, une femme warao voudrait concilier ses ambitions avec les conventions d'une ancienne culture.

Photo fournie par le Festival Présence autochtone

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Mario Cloutier

Le 26e festival Présence autochtone, qui commence aujourd'hui et se poursuit jusqu'au 10 août fera une grande place à la relève cette année, dans toutes les disciplines. En long métrage, l'émergence de plusieurs réalisateurs autochtones réjouit les organisateurs. «On a de vieux comptes à régler avec le cinéma», confie le directeur André Dudemaine, qui nous présente cinq films à ne pas manquer.

100 Tikis

Le film d'ouverture déborde d'images à la fois drôles et choquantes sur l'appropriation culturelle dont a été victime la culture polynésienne depuis longtemps, de Mickey Mouse à Nicole Kidman en passant par Le seigneur des anneaux. 100 Tikis est le premier d'une série de films provenant cette année des Premières Nations du Pacifique.

«L'artiste Dan Taulapapa McMullin aurait pu se laisser aller à une colère immédiate en voyant les images qu'il a glanées. Il conserve leur beauté, mais plus qu'une dénonciation, il réussit une symphonie anticoloniale. Il se réapproprie les signes de l'appropriation culturelle.» 

Le 3 août à 20 h à la Grande Bibliothèque et le 6 août à 16 h 30 à la salle Jean-Claude-Lauzon de l'UQAM.

Mekko

Thriller réaliste. Libéré au terme d'une peine de 19 ans, Mekko aura tôt fait de rejoindre les sans-abri amérindiens de Tulsa, en Oklahoma. Il y trouve fraternité et entraide, mais aussi le «mauvais sorcier» dont lui parlait sa grand-mère. 

«Sterlin Harjo fait partie de cette génération de cinéastes autochtones qui ont étudié le cinéma à l'université, souligne André Dudemaine. C'est un film remarquable qui a déjà été présenté au TIFF et dans plusieurs festivals aux États-Unis.»

Le 5 août à 18 h 30 à l'édifice Hall de l'Université Concordia, en présence du cinéaste.

Chasing the Light

Le cinéaste navajo Blackhorse Lowe crée des films inclassables, largement improvisés, avec ses amis qui l'empêchent tant bien que mal de sombrer dans la dépression. Influencé par Jim Jarmusch, le film en noir et blanc est une ode à Albuquerque.

«Lowe a vraiment une vision de cinéma, qui sait cadrer et filmer. Il a vu ses premiers longs métrages à la maison, des films que ses parents avaient commandés par la poste. Il peut aussi bien parler de Godard, d'Antonioni que de Jarmusch. C'est quelqu'un de passionnant», dit André Dudemaine. 

Le 6 août à 18 h 30 à l'édifice Hall de l'Université Concordia, en présence du cinéaste.

Lo que lleva el rio

Une femme warao voudrait concilier ses ambitions avec les conventions d'une ancienne culture. 

«Tourné en grande partie dans la langue warao, ce film raconte l'histoire d'une femme éduquée qui, par son écriture, dérange certains membres de sa communauté. C'est une évolution très importante de voir prises en charge, de façon souveraine, les problématiques telles que vécues dans les communautés et non pas en se définissant par rapport à l'autre», estime André Dudemaine. 

Le 6 août à 20 h 30 à l'édifice Hall de l'Université Concordia.

Le cercle des nations

Film de clôture constitué de courts métrages réalisés dans des communautés de différents pays. Une première réalisation collective du RICAA (Regroupement international pour la cocréation audiovisuelle autochtone).

«Il s'agit de films de cinéastes provenant des Amériques, explique André Dudemaine. Ils ont travaillé sur une pratique culturelle qui aurait pu disparaître, mais qui connaît une renaissance en raison de l'implication des communautés. Le RICAA a été fondé à l'initiative du Wapikoni et de Manon Barbeau.»

Le 10 août à 20 h à la Grande Bibliothèque.

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