Transformers: The Last Knight: spectaculairement mauvais *

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Sonia Sarfati
La Presse

Synopsis: À la fin d'Age of Extinction, Optimus Prime, le leader des Autobots, partait dans l'espace pour tenter de retrouver son créateur. Il y parvient, mais ce n'est pas nécessairement une bonne nouvelle. En son absence, rien ne va plus sur Terre où, dans le conflit entre humains et Transformers, le gouvernement n'a rien trouvé de mieux que de s'allier à l'infâme Megatron, chef des Decepticons. À partir de là, boum! Ça pète de partout.

Transformers - The Last Knight... (Image fournie par Paramount) - image 1.0

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Transformers - The Last Knight

Image fournie par Paramount

Ce sera certainement un cas où même la plus conciliante des critiques (!) ne pourra se ranger du côté des fans. Il y a des limites au n'importe quoi. On pensait, cet été, les avoir atteintes avec The Mummy. Il pouvait y avoir pire. Tranformers: The Last Knight en fait la spectaculaire preuve.

La leçon que l'on tire de ce cinquième morceau de robot? Michael Bay est un menteur. L'extinction promise dans Age of Extinction (en tout cas, celle que laissait présager le titre) ne s'est pas concrétisée. Et The Last Knight annoncé ici n'est le dernier de rien du tout: ce film tonitruant et bâclé ne laisse pas entrevoir une suite, mais bien une suite (la scène finale rive son clou à tout doute) et un spin-off mettant en vedette le sympathique Bumblebee (ce qui est un moindre mal).

Tonitruant, disait-on. Il semble que Michael Bay n'ait pas de fond quand il s'agit du nombre de scènes où ses personnages courent alors que tout saute derrière eux. Bâclé, ajoutait-on. On a l'impression de regarder deux films, mal emboîtés l'un dans l'autre. L'un ressemble à un jeu vidéo 100% images de synthèse. L'autre, à un long métrage en prises de vue réelles où des «acteurobots» tentent d'avoir l'air crédibles en échangeant avec des géants de métal qu'ils ne voient visiblement pas.

Ensuite, on ne l'a pas encore dit, mais on le pense très fort, il y a le ridicule de l'histoire qui nous fait entre autres découvrir comment les Transformers ont... transformé ce poivrot de Merlin en un magicien mythique et fait d'Arthur la légende que l'on sait. Et de voir, aussi, apparaître des sosies de C-3 PO et de BB-8 dans cet univers-là.

Enfin, l'« interminabilité » du film. Quand on commence à regarder l'heure au bout de - horreur! - 15 minutes... et que l'on sait en avoir encore pour plus de deux heures, ce n'est pas particulièrement bon signe. D'autant que l'intrigue pouvait être bouclée en moitié moins que cela.

Mais, bon, il aurait fallu sacrifier quelques échanges d'humour maladroit, quelques répliques douteuses (entre autres, celle concernant la stripper dress de Laura Haddock, clone de Megan Fox, mais en moins charismatique... ce qui est un exploit dans le genre) et, bien sûr, pas mal de boum! Et ça, pour Mr. Bay, c'est non!

Transformers: The Last Knight (V.F. : Transformers ‒ Le dernier chevalier). Film de science-fiction de Michael Bay. Avec Mark Wahlberg, Laura Haddock, Anthony Hopkins, Isabela Moner. 2h28.

> Consultez l'horaire du film




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