Alien-Covenant: comme un best of, mais sans colonne ***

La PresseSonia Sarfati 3/5

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Sonia Sarfati
La Presse

On a l'impression, devant Alien - Covenant de Ridley Scott, d'être en présence d'une courtepointe composée des meilleurs moments des autres films de la franchise amorcée en 1979 par le même réalisateur chevronné. On sursaute, on grimace, on ferme les yeux là où il le « faut ». Mais on n'est jamais surpris, même dans les rebondissements qui se veulent « inattendus ».

Bref, si le résultat est plus efficace que l'endormant Prometheus, on est loin du suspense quasi intenable des deux premiers volets de la saga.

Ce sequel de Prometheus (l'action se déroule 10 ans plus tard), qui est un prequel d'Alien (nous sommes 20 ans avant la percutante entrée en jeu de Sigourney Weaver en Ripley), nous conduit à bord du Covenant - vaisseau en route pour une planète située à l'autre bout de la galaxie afin d'y installer une colonie. À cette fin, il transporte 2000 colons en hibernation et 1000 embryons humains.

Sauf que l'équipage composé de 15 membres est réveillé à cause d'une importante avarie qui se produit alors que le vaisseau passe près d'une planète inconnue parfaite pour l'humanité. La coïncidence est trop grande pour être vraie, hein ? En effet.

Ridley Scott a laissé savoir que l'intention de ce nouveau chapitre - premier volet d'une trilogie - était de révéler les origines du terrifiant « xénomorphe ». Qui, quand, pourquoi. Le thème de la création est fondamental dans la franchise. Il est appuyé dans Covenant, où ces questions au coeur de la mythologie des Alien sont abordées de front.

Grandes questions, donc, auxquelles le scénario de John Logan et Dante Harper répond correctement, mais sans provoquer d'éblouissement. Peut-être parce que le parcours menant à ces « révélations » est si convenu qu'il a engourdi l'attention du spectateur.

LA TOUCHE DU PRO

Mais, bon, ça fonctionne. Parce que Ridley Scott est un vieux pro. Si on a craint qu'il n'ait perdu sa touche magique à cause d'Exodus - Gods and Kings, il a prouvé qu'il n'en était rien avec The Martian. À défaut d'originalité, Alien - Covenant est bien fichu.

Le réalisateur sait créer une tension, tirer le meilleur d'une scène d'action, placer la note d'humour là où elle est nécessaire, juxtaposer l'immensité de l'espace aux espaces restreints, jouer avec le feu - et autres effets spéciaux. Et, bien sûr, diriger des acteurs.

Michael Fassbender, visage de marbre et regard lointain, est convaincant en androïdes - oui, au pluriel, puisqu'au David qu'il jouait dans Prometheus s'ajoute le Walter de Covenant. Danny McBride nous fait oublier qu'il carbure habituellement à la comédie peu subtile (Sausage Party, Pineapple Express). Et que dire de Katherine Waterston (Steve Jobs, Fantastic Beasts and Where to Find Them), sinon que sa Daniels est de la lignée dont on fait les Ripley.

On regrette d'autant plus que le personnage serve de colonne à un récit moins solide que lui.

*** 

Science-fiction

Alien - Covenant

(V.F. : Alien - Covenant)

De Ridley Scott. Avec Michael Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny McBride.

2 h 02




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