Yes: un Oui en art ***

Sans beaucoup d'inventivité formelle, le documentaire Yes est... (Photo fournie par Babel Films)

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Sans beaucoup d'inventivité formelle, le documentaire Yes est néanmoins des plus instructifs sur la question du nationalisme.

Photo fournie par Babel Films

La PresseAndré Duchesne 3/5

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Synopsis: À travers la quête artistique de Simon Beaudry et le parcours politique de Samuel Bergeron, deux réalisateurs québécois filment les derniers moments de la campagne référendaire en Écosse dont l'enjeu est le maintien ou non des liens entre cette nation et le reste du Royaume-Uni.

Quelle belle idée que celle des réalisateurs Félix Rose et Éric Piccoli de suivre les derniers jours de la campagne référendaire écossaise à travers les yeux de deux Québécois fervents du Oui à la souveraineté du Québec comme à celle du pays de la laine des Shetland, avec laquelle auraient été confectionnées les premières ceintures fléchées!

Deux Québécois évoluant dans des orbites très différentes mais qui, pour quelques semaines, se conjuguent sur la terre du Loch Ness. D'un côté, il y a Simon Beaudry, artiste nourri aux idées saugrenues et à l'art éphémère. De l'autre, Samuel Bergeron, étudiant en résidence à Glasgow et militant politique qui, ô merveille du Commonwealth, a le droit de vote au référendum du 18 septembre 2014. Sillonnant les routes de l'Écosse, accompagnés des deux cinéastes, ils tentent avec une approche à la fois pacifique et provocante de faire valoir leur option.

Très proche d'une forme journalistique à laquelle on a greffé quelques images cartes postales, l'oeuvre de Rose et Piccoli est très différente du documentaire Le peuple interdit d'Alexandre Chartrand, qui suivait le mouvement sécessionniste catalan en 2014.

Là où M. Chartrand se collait à un mouvement très organique, avec manifestations nationalistes monstres, Rose et Piccoli offrent une vision moins charnelle, moins émotive. Sans doute parce que les deux peuples n'abordent pas des questions aussi explosives de la même façon.

Il est très intéressant, par exemple, d'apprendre de la bouche d'un partisan du Oui que les Écossais ont voulu évacuer toute notion identitaire, culturelle et ethnique de la campagne. Au point que l'appui au Oui serait plus élevé chez les non-Écossais d'origine! 

Sans beaucoup d'inventivité formelle, le film, qui se termine au lendemain de la victoire du Non, est néanmoins des plus instructifs sur la question du nationalisme. Beaucoup de Québécois, peu importe leur allégeance, s'y reconnaîtront.

*** 

Yes. Documentaire de Félix Rose et Éric Piccoli. Avec Simon Beaudry et Samuel Bergeron. 1h20.

> Consultez l'horaire du film




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