Five: indigent et déprimant *

La PresseÉric Clément 1/5

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Five sera peut-être «le» film de trop de Pierre Niney. L'erreur de parcours. Dès les premières minutes, on comprend qu'il s'agit... d'un navet confit de première qualité. On se demande alors comment l'acteur de 27 ans - qui a été le plus jeune pensionnaire de la Comédie-Française (à 21 ans) et le plus jeune césarisé pour un rôle principal (l'an dernier avec le film Yves Saint Laurent) - a pu se fourvoyer dans cette pseudo-comédie de bas étage.

Five est l'histoire de cinq copains d'enfance qui veulent cohabiter. Les choses se compliquent quand le fils à papa (Pierre Niney), qui devait financer ce rêve de colocation, se fait couper les vivres par son riche paternel, à cause d'un gros mensonge. Il faut dire que le fils à papa a beau avoir une gueule sympathique, il n'en demeure pas moins fourbe, sans ambition et mal dans sa peau.

Le rôle aurait pu être intéressant si Pierre Niney n'avait pas surjoué et s'il avait été mieux dirigé. Cela dit, le scénario est rempli d'incohérences et les dialogues sont d'une indigence déprimante...

On nage, avec Five, dans la caricature d'une France embourbée dans son incapacité à se réformer, tournée vers le passé (ah! les sempiternelles scènes de théâtre classique) et éprise d'artifices.

Ce film sur l'amitié dresse le portrait d'une jeunesse bourgeoise sans imagination, qui ne se raccroche qu'à des façons de fuir la réalité: par la drogue (présentée comme facile à acheter... et à revendre), par l'obsession du paraître (et une aversion pour la simplicité) ou encore par un pseudo-langage décalé et futile.

Five... (Image fournie par AZ Films) - image 2.0

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Five

Image fournie par AZ Films

Comme son titre le sous-entend, ce film est une logorrhée d'expressions franglaises et d'un jargon incompréhensible fait d'expressions qu'on imagine à la mode en France, mais qui ne font que traduire une déréliction linguistique déplorable et un snobisme totalement ridicule. Sans oublier un humour scatologique et sexuel peu séduisant...

Bref, un long métrage grossier où la qualité et le bon goût sont absents. Un film qui sera un boulet au pied de Pierre Niney. Espérons que l'acteur rebondira lors de ses prochaines apparitions au grand écran, soit dans L'odyssée, de Jérôme Salle, sur la vie du commandant Cousteau, et dans Frantz, un film de François Ozon.

*

Five. Comédie d'Igor Gotesman. Avec Pierre Niney, François Civil, Margot Bancilhon et Idrissa Hanrot. 1h42.

> Consultez l'horaire du film

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