Onze cinéastes québécois émergents sélectionnés par Téléfilm Canada

Le documentaire Tara de Laurence Turcotte-Fraser fait partie... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse)

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Le documentaire Tara de Laurence Turcotte-Fraser fait partie des projets sélectionnés pour le programme Talents en vue cette année. Il sera produit par Katerine Lefrançois (notre photo).

Photo Hugo-Sébastien Aubert, Archives La Presse

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Caroline St-Pierre
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Onze films québécois font partie des 45 premiers projets sélectionnés dans le cadre du nouveau programme Talents en vue de Téléfilm Canada.

Au total, le programme, anciennement appelé Programme de production à microbudget, permettra aux artisans de 38 longs métrages et de sept projets narratifs web provenant d'un peu partout au pays d'obtenir du financement pour un premier long métrage.

Neuf des films québécois sélectionnés de même qu'une oeuvre en format web de l'Ontario sont des projets en français. Deux projets autochtones ont aussi été choisis.

«Le message qu'on veut envoyer par ce programme, c'est que Téléfilm s'ouvre beaucoup plus largement aux jeunes, pour les aider d'abord à bâtir leur carrière, mais aussi pour leur dire qu'on est ouvert», explique le directeur par intérim de Téléfilm Canada, Jean-Claude Mahé.

«Ce n'est que le début. Ce que nous sommes en train de faire à Téléfilm, en regardant de plus près nos programmes, c'est aussi d'accompagner ces jeunes-là. Et ceux qui vont réussir, selon des critères objectifs, seront accompagnés aussi pour leur deuxième film, parce que c'est toujours ça le problème. Après le premier, comment j'arrive à faire mon deuxième, et troisième, et quatrième?»

L'objectif, pour les cinéastes de la relève, sera d'utiliser le financement pour tourner leur premier long métrage d'ici 12 à 18 mois, et ensuite offrir celui-ci sur une plateforme numérique, grâce à un partenariat avec l'Office national du film.

On ne s'attend donc pas nécessairement à ce que le film soit distribué en salle.

«On ne s'attend pas qu'ils fassent le tour de la planète dans des salles, mais savez-vous, ça arrive», fait toutefois remarquer M. Mahé.

Ce fut d'ailleurs le cas avec Les faux tatouages, un film de Pascal Plante qui a bénéficié du Programme de production à microbudget en 2016-2017. Ce premier long métrage du cinéaste de Québec a par la suite été projeté dans plusieurs festivals, dont celui de Slamdance en Utah et à la prestigieuse Berlinale, en plus d'avoir bénéficié d'articles flatteurs dans Variety et The Hollywood Reporter.

Le film n'aurait pas pu exister sans le financement, estime la productrice Katerine Lefrançois, qui admet tout de même avoir trouvé difficile de produire une fiction avec un microbudget de 250 000 $.

La jeune productrice s'est donc tournée vers le documentaire, et le film Tara, de Laurence Turcotte-Fraser, fait partie des projets sélectionnés pour le programme Talents en vue cette année.

«C'est un documentaire sur une artiste burlesque fétiche érotique transgenre», explique Mme Lefrançois, qui ajoute que la réalisatrice travaille sur le projet depuis cinq ans et que le financement est arrivé juste à point.

«Elle était pas mal arrivée à un point où elle ne pouvait pas aller plus loin. Elle-même a investi beaucoup de temps et d'argent dans ce projet-là. Je pense que depuis un certain temps, c'était un peu stagnant. Je ne veux pas dire qu'elle n'aurait pas réussi, parce qu'elle a trop investi, mais en même temps elle n'avançait plus. Je dirais que le film qu'on va faire en ce moment, c'est sûr qu'il n'existerait pas (sans le financement)», estime la productrice.

Mme Lefrançois souligne par ailleurs l'importance du premier long métrage pour les jeunes cinéastes, qui tentent de percer dans un domaine où la compétition est particulièrement féroce.

«Si tu as juste un court métrage, j'ai l'impression que c'est difficile, après, d'entrer en compétition avec des cinéastes déjà établis. J'ai l'impression que les films avec ce programme-là permettent au talent émergent de vraiment avoir l'occasion de faire une oeuvre, de se faire une carte de visite qui va les mener au prochain palier.»

Voici les projets sélectionnés au Québec pour l'année 2018-2019

> Moment One, Mark Morgenstern (réalisateur et scénariste), Carole Bouchard (productrice)

> Bleed With Me, Amelia Moses (réalisatrice et scénariste), Mariel Scammell (productrice)

> Cimes, Daniel Daigle (réalisateur et scénariste), Daniel Daigle et Louis Lavoie Isebaert (producteurs)

> Damascus Dreams, Émilie Serri (réalisatrice et scénariste), Audrey-Ann Dupuis-Pierre (productrice)

> Femmes au sommet, format web, Florence Pelletier (réalisatrice), Samuel Trudelle (scénariste), Caroline Côté (productrice)

> Jusqu'au déclin, Patrice Laliberté (réalisateur), Patrice Laliberté et Nicolas Krief (scénaristes), Julie Groleau (productrice)

> La marina, Christophe Levac et Etienne Galloy (réalisateurs et scénaristes)

> Le bruit des moteurs, Philippe Grégoire (réalisateur et scénariste), Andrew Przybytkowski (producteur)

> Les libres, Nicolas Lévesque (réalisateur et scénariste), Nicolas Lévesque et Jean-Philippe Archibald (producteurs)

> Note de passage, Frédérick Neegan Trudel (réalisateur), Jocelyn Martel-Thibault (scénariste), Line Sander Egede (productrice)

> Tara, Laurence Turcotte-Fraser (réalisatrice et scénariste), Katerine Lefrançois (productrice)




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