J'espère que tu vas bien 2: sans entraide, c'est l'abîme

Les personnages de Sylvie Moreau, Marie-Chantal Perron et... (Photo: fournie par Balboa Distribution)

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Les personnages de Sylvie Moreau, Marie-Chantal Perron et David La Haye abordent les thèmes de l'amour, l'amitié et l'entraide dans le long métrage J'espère que tu vas bien 2.

Photo: fournie par Balboa Distribution

Comédien, producteur, réalisateur. Tous les chapeaux vont à David La Haye, personnage aux mille idées qui ne tient pas en place.

Son dernier bébé? Le film J'espère que tu vas bien 2 (JQTVB2), long métrage «auto et socio-financé» dans lequel cinq personnages déambulent dans un plan-séquence de 90 minutes entre le flanc du mont Royal et le ghetto McGill en échangeant sur l'amour, l'amitié et l'entraide.

En fait, ces personnages reprennent les mêmes thèmes où nous avaient laissés Dave (La Haye) et Minou (Marie-Chantal Perron) dans le premier film de cette série que M. La Haye voit déjà comme un décalogue.

Qu'avez-vous retenu du premier film pour la création du deuxième?

En fait, je dirais aujourd'hui que J'espère que tu vas bien était un essai. Je voulais avant tout m'assurer que l'idée de faire un long métrage dans un seul plan-séquence était faisable. Pour JQTVB2, nous sommes cinq acteurs (Marie-Chantal Perron, Sylvie Moreau, Hugo St-Cyr, Richard Robitaille et David La Haye) et le soutien technique est nettement plus important. Par contre, la structure d'improvisation demeure la même.

En êtes-vous sûr? On dirait le scénario écrit d'avance...

Vous me faites le plus beau des compliments! Nous avons réellement improvisé. Bien sûr, nous avions établi un profil (une personnalité) pour chaque personnage. Mais tous les acteurs ont été instruits de façon individuelle afin qu'ils gardent une certaine spontanéité. L'ouverture et la fin ainsi que le chemin que nous empruntons étaient définis d'avance afin de bien encadrer le tout. Mais pour le reste, nous avons fait appel à l'improvisation. Mieux encore, la plupart des acteurs se connaissaient peu ou pas du tout.

Pourquoi ces séquences en noir et blanc au début et à la fin du film?

L'usage du noir et blanc marque la solitude des deux personnages principaux. La couleur symbolise l'amitié entre eux. Il y a ainsi d'autres clichés dans le film. Les ailes de l'ange sont un clin d'oeil au film Les ailes du désir de Wim Wenders. Le regard de Marie-Chantal Perron dans la séquence finale est un hommage à Paul Thomas Anderson dont le film Magnolia se termine de la même façon.

Vous parlez d'amitié. Ça semble un thème récurrent dans ce projet?

C'est vrai et l'entraide aussi. Que ce soit en amour, en amitié, au travail ou ailleurs, je crois que si on ne s'épaule pas, nous sommes voués à l'échec. C'est aussi le cas avec le Québec. À travers ce film, je fais un portrait du Québec où l'entraide est tellement nécessaire. À travers son personnage, Marie-Chantal est une métaphore de la générosité et la grandeur du territoire comme du peuple québécois.

Doit-on voir un regard critique du monde des artistes dans votre film?

Il y a en effet un constat de la pauvreté chez les artistes au Québec. Il y a chez plusieurs d'entre eux un désespoir imputable à la structure d'un système qui favorise trop souvent les mêmes personnes. Il y a des artistes avec de grands talents qui n'arrivent pas à travailler au Québec et mon film évoque les conséquences de cette réalité-là. En ce sens, J'espère que tu vas bien 2 est un film politique.

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J'espère que tu vas bien 2 prend l'affiche le 21 mars.




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