Des Césars sous le signe de la diversité

Mustang, ode à la liberté, raconte l'histoire de... (PHOTO FOURNIE PAR CG CINÉMA)

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Mustang, ode à la liberté, raconte l'histoire de cinq soeurs, adolescentes fougueuses et pleines de vie que l'on veut marier de force dans un village de Turquie. Le film est nommé dans les catégories «meilleur film» et «meilleur réalisateur».

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Sophie Laubie
Agence France-Presse
Paris

Avec le film franco-turc Mustang ou encore Fatima et Dheepan parmi les favoris, la 41e cérémonie des Césars, plus prestigieuses récompenses du cinéma français, sera placée sous le signe de la diversité vendredi soir, en pleine polémique sur les Oscars «trop blancs».

Marguerite de Xavier Giannoli, portrait d'une diva à la voix de casserole, et Trois souvenirs de ma jeunesse, récit initiatique d'Arnaud Desplechin, sont les oeuvres les plus souvent nommées - onze fois chacune - pour les Césars.

Mais Mustang de la réalisatrice franco-turque Deniz Gamze Ergüven, nommé huit fois et qui défendra aussi les couleurs de la France aux Oscars dimanche, pourrait notamment leur ravir la vedette.

Ode à la liberté, ce film, qui raconte l'histoire de cinq soeurs, adolescentes fougueuses et pleines de vie que l'on veut marier de force dans un village de Turquie, est nommé dans les catégories «meilleur film» et «meilleur réalisateur».

Fatima de Philippe Faucon, portrait émouvant d'une femme de ménage immigrée, et la Palme d'or du dernier Festival de Cannes Dheepan de Jacques Audiard, sur le parcours en France de réfugiés sri-lankais, concourront également en bonne place pour le prix du meilleur film.

L'an dernier, quelques semaines après l'attentat contre le journal satirique Charlie Hebdo, les César avaient célébré la liberté d'expression en couronnant le film franco-mauritanien Timbuktu d'Abderrahmane Sissako, chronique de la vie quotidienne dans le nord du Mali sous la coupe des jihadistes, récompensée de sept prix.

Cette année, ils pourraient faire le choix de la diversité en récompensant Mustang, Fatima ou Dheepan, quelques jours après l'Ours d'or attribué à Berlin à Fuocoammare, un documentaire sur les réfugiés, en pleine crise des migrants en Europe.

Monstres sacrés et nouveaux venus

Au moment où l'absence d'acteurs noirs parmi les nommés aux Oscars fait à nouveau polémique outre-Atlantique, des comédiens étrangers ou issus de l'immigration seront aussi en bonne place pour les prix d'interprétation aux Césars.

Le trophée de la meilleure actrice sera notamment disputé par Soria Zeroual, née en 1970 en Algérie et femme de ménage dans la vie, qui tient le premier rôle dans Fatima. Et par l'actrice marocaine Loubna Abidar pour son rôle de prostituée dans Much Loved de Nabil Ayouch, un film interdit au Maroc.

Elles auront face à elles des figures du cinéma français: Catherine Frot pour son personnage de diva tragicomique dans Marguerite, Isabelle Huppert pour Valley of Love ou Catherine Deneuve (La tête haute), en lice pour une troisième statuette.

Emmanuelle Bercot (Mon roi) et Cécile de France (La belle saison) seront également dans la course.

Dans la catégorie du meilleur acteur, le tamoul Antonythasan Jesuthasan, acteur de Dheepan, sera notamment en compétition pour succéder à Pierre Niney. Il sera face à Vincent Lindon, en chômeur humilié pour La loi du marché ou Fabrice Luchini, en magistrat bourru pour L'hermine.

Ils disputeront aussi le titre au monstre sacré du cinéma français Gérard Depardieu (Valley of Love), déjà récompensé dans cette catégorie pour Le dernier métro et Cyrano de Bergerac. Il faudra compter aussi avec Jean-Pierre Bacri en dépressif pour La vie très privée de monsieur Sim, Vincent Cassel en séducteur dans Mon roi et François Damiens en père déterminé à retrouver sa fille dans Les cowboys.

Pour le trophée du meilleur espoir féminin, Zita Hanrot dans Fatima sera face à Lou Roy-Lecollinet dans Trois souvenirs de ma jeunesse ou Camille Cottin, remarquée dans la série Dix pour cent et nommée pour son rôle dans Connasse, princesse des coeurs.

Côté masculin, la lutte opposera notamment Rod Paradot dans La tête haute, Quentin Dolmaire dans Trois souvenirs de ma jeunesse et Finnegan Oldfield dans Les cowboys.

Après Dany Boon l'an dernier, le réalisateur Claude Lelouch présidera la soirée au Théâtre du Châtelet. L'humoriste Florence Foresti en sera la maîtresse de cérémonie.

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