Robin Williams souffrait de démence

Robin Williams en 2011.... (PHOTO ARCHIVES AP)

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Robin Williams en 2011.

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Agence France-Presse
Los Angeles

Robin Williams ne souffrait pas de la maladie de Parkinson mais d'une forme de démence et avait commencé à perdre la raison, affirme mardi la veuve du légendaire acteur qui a mis fin à ses jours l'an dernier.

D'après Susan Schneider, l'inoubliable acteur de Dead Poets Society ou de Mrs. Doubtfire était atteint de démence à corps de Lewy, maladie neurodégénérative qui provoque de violents changements d'humeur et des hallucinations, caractéristiques partagées avec les maladies de Parkinson et d'Alzheimer.

Quelques jours après la mort tragique du comédien, qui s'est suicidé chez lui le 11 août 2014 à l'âge de 63 ans, son épouse avait révélé qu'il luttait contre la maladie de Parkinson, la dépression et l'anxiété.

Elle affirme mardi dans la revue sur les célébrités People que «ce n'est pas la dépression qui a tué Robin. La dépression est l'un des, disons, cinquante symptômes» dont il faisait l'objet et «c'était l'un des plus minimes».

Les premiers signes sont apparus à partir de novembre 2013, «comme des boules de flipper, on ne savait plus où regarder», poursuit Mme Schneider, qui s'est exprimée simultanément dans plusieurs médias américains.

Les choses ont empiré pendant les mois qui ont précédé la mort de l'acteur, l'un des plus brillants et aimés de sa génération.

Il s'est mis à souffrir de terribles crises de panique, avait du mal à calculer les distances et s'est ainsi ensanglanté la tête en rentrant dans une porte.

Ses docteurs peinaient à établir un diagnostic... jusqu'à l'autopsie.

«Les médecins faisaient ce qu'il fallait», mais «sa maladie était trop rapide et plus forte que nous», s'est désolée la troisième épouse du comédien.

«Nous vivions un cauchemar», a-t-elle poursuivi dans un entretien à la chaîne ABC, ajoutant que l'acteur savait qu'il «était en train de perdre la tête».

«Une minute il était lucide... Et cinq minutes plus tard, il disait quelque chose qui... ne collait pas», raconte-t-elle.

Sa voix si flexible qui avait en grande partie contribué à ses talents d'imitation et à sa carrière, était aussi en train de se détériorer.

Le comédien, lauréat d'un Oscar en 1998 pour Good Will Hunting, avait parlé maintes fois de sa dépendance à l'alcool et de sa dépression, mais d'après sa veuve, il était sobre depuis huit ans.

La nuit précédant son suicide, Mme Schneider se souvient qu'il semblait d'humeur paisible. Il était entré et sorti plusieurs fois de sa chambre, l'une d'elles en tenant un iPad en main et semblant intéressé par quelque chose.

«J'ai pensé que c'était un bon signe», a-t-elle remarqué. Puis ils se sont souhaité bonne nuit, sans qu'elle sache que c'était la toute dernière fois.

«J'ai beaucoup pensé à ce qui l'a poussé à faire ça. (...) Et je ne lui en veux pas une seconde», conclut Mme Schneider.

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