Les Morissette: un succès avant la première

Véronique Cloutier et Louis Morissette en entrevue pour... (Photo: La Presse Canadienne)

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Véronique Cloutier et Louis Morissette en entrevue pour leur spectacle Les Morissette.

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Anne Laguë
La Presse Canadienne
Montréal

Avec 75 000 billets vendus avant même la première officielle de leur spectacle d'humour Les Morissette, Véronique Cloutier et Louis Morissette proposent un coup d'oeil sur la vie de couple, un thème qui a fait ses preuves, mais qui continue d'inspirer l'humoriste.

Et qui continuera de l'inspirer, sans doute jusqu'à la fin de sa carrière, dit M. Morissette.

Ce thème universel qui a fait le succès indéniable des émissions Un gars, une fille et de C.A. notamment - deux séries scriptées entre autres par Louis Morissette - peut encore être réinventé, croit-il. «C'est une forme de thérapie qui m'amène à réfléchir à ce que je pense, à où j'en suis. Ça me parle, et ça parle à plein de gens aussi quand c'est fait intelligemment.»

Les Morissette, qui parle de vie de couple, d'éducation des enfants, de sexualité et autres aspects de la vie à deux, a fait l'objet d'«années de réflexion et d'écriture». À vrai dire, avoue l'humoriste, il avait commencé à écrire ce spectacle pour lui personnellement.

«Pis c'était correct. C'était un mélange d'un peu tout le monde, ça n'avait pas de swing particulier», raconte-t-il.

Puis, avec François Avard, ce script est devenu un dialogue avec son épouse, «et ça prenait un ton, un sens. C'était différent, on avait une proposition originale que je ne parvenais pas à avoir seul, parce qu'il y a plein de bons shows présentement sur le marché.»

La popularité du couple les précède, et la pression peut se faire sentir. En effet, plusieurs des spectacles de cette tournée, qui s'amorce le 24 octobre à Saint-Jean-sur-Richelieu et qui les mènera aux quatre coins du Québec en 2014 et en 2015, affichent complet. À Montréal, deux supplémentaires à la Place des Arts ont été ajoutées.

Pour Véronique Cloutier, après 35 représentations de rodage (tout de même!) qui ont obtenu une réaction très favorable du public, le stress lié à son passage de la télévision à la scène est disparu, pour faire place à du plaisir pur. Les gens rient, fort et longtemps, ils se lèvent spontanément; elle a confiance.

Pour Louis Morissette, qui n'est pas monté sur scène avec un spectacle complet à lui depuis au moins 13 ans - l'âge du couple -, le risque est ailleurs. Se rappelant le Bye Bye 2008, qui avait suscité de vives critiques et amené le couple à présenter des excuses officielles, M. Morissette confie que son plus grand stress est d'entraîner sa femme dans un projet mitigé. Il lui a d'ailleurs fallu réfléchir longuement à comment faire cohabiter le public de Véro et son ton à lui, plus incisif.

Il a fallu beaucoup de travail pour faire perdre à Véronique Cloutier ses réflexes d'animatrice radio et télé, dit-elle. Changer l'ordre des mots, laisser un silence qui fait toute la différence dans une blague: tout cela fait partie d'un autre métier qu'il lui fallait apprendre. Le public risque donc de voir une Véro différente - il y a même des rumeurs de danse au poteau! - de celle des Enfants de la télé.

«C'est très libérateur, affirme-t-elle. Je pense que (la danse), c'est ma partie préférée dans le spectacle, parce que je pense que c'est là que je surprends les gens. Mais ç'a été travaillé. Il faut amener les gens tranquillement dans cet univers-là, pour me permettre à la fin de sortir de ce qu'on connaît de moi.»

L'amener ailleurs, c'est ce que son mari souhaitait faire avec le spectacle. «D'un point de vue professionnel, il y a une réflexion derrière ça, explique-t-il. Véro sort d'une émission qui a eu un succès immense, «Les enfants de la télé». L'expérience nous dit qu'après un gros succès, le "follow-up" est souvent difficile. La suite est remplie d'imprévus, on l'a vécu avec la Fureur. La scène, c'était une façon de l'amener ailleurs. C'est une forme de développement de carrière.»

«(Après un gros succès,) les gens comparent, c'est difficile, poursuit l'animatrice. C'est préférable que je me retire deux ans, peut-être trois, avant de revenir.»

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