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André Sauvé va tester Paris

André Sauvé présentera les 29, 30 et 31... (Photo: Steve Deschênes, archives Le Soleil)

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André Sauvé présentera les 29, 30 et 31 mai un spectacle d'une heure au Théâtre de Dix Heures un mélange de numéros de ses deux premiers solos.

Photo: Steve Deschênes, archives Le Soleil

Au sommet de sa carrière d'humoriste depuis qu'il a gagné trois statuettes au dernier gala Les Olivier, André Sauvé a révélé à La Presse qu'il a envie de se frotter au marché français. Il fera un essai à Paris avec trois spectacles, les 29, 30 et 31 mai, au Théâtre de Dix Heures.

«L'idée de présenter trois spectacles à Paris, c'est pour voir si j'aime ça, dit André Sauvé, en entrevue dans un restaurant asiatique du Plateau Mont-Royal. Je m'en vais là-bas un peu incognito, sans grande promotion, dans une salle sans prétention. Après, on verra avec Juste pour rire comment on aborde ça.»

Cette semaine, André Sauvé présente son spectacle Être en Acadie, puis il quittera le pays lundi prochain pour aller préparer son «essai parisien». Ce n'est pas la première fois que l'humoriste se produira en France. Il a participé au Festival Juste pour rire de Nantes en 2007, avec notamment Laurent Paquin et Guy Nantel. Il y avait rodé trois numéros de son premier solo lancé l'année suivante.

«J'avais obtenu une belle réponse et j'aurais pu faire des spectacles en France, dit-il. Des directeurs de théâtre me voulaient. Ils étaient ensuite venus me voir en rodage de mon premier show. J'aurais carrément pu «bypasser» ma carrière ici! Mais je ne le voulais pas. Je voulais travailler ici. Maintenant, je me sens prêt et je veux voir comment je me sens là-dedans.»

André Sauvé présentera un spectacle d'une heure au Théâtre de Dix Heures - un mélange de numéros de ses deux premiers solos. «Je vais faire l'introduction de mon dernier spectacle, Les vacances, Le moment présent, La cabane à moineaux, puis je reprendrai L'épicerie, du premier show, avant de terminer avec Nelligan

Il prévoit réduire la vitesse de son élocution et prononcer la langue un peu plus «à la française» pour mieux se faire comprendre. Il changera aussi quelques mots typiquement québécois. «Mais très peu et, comme je roule les r, c'est un avantage, car on sait que c'est un r quand on les roule dans... le beurre! Et puis les Français nous aiment bien, donc ça ne me fait pas peur.»

Juste pour rire estime qu'André Sauvé a de grandes chances de plaire au public français. Il en est conscient aussi. «Les Français aiment la réflexion, quand il y a beaucoup de mots et qu'on rit», dit-il.

«On me dit que mon style n'existe pas en France. Ce n'est donc pas là qu'est mon doute. Mon doute, c'est moi!», poursuit l'humoriste.

À sa propre conquête

Jusqu'à présent, André Sauvé aime bien le chemin de la carrière qu'il mène de ce côté-ci de la grande mare. «Ce n'est pas la France que je veux conquérir, c'est moi-même, dit-il en riant. Est-ce que moi, je vais aimer ça? Est-ce que je vais me conquérir? Je m'en vais là pour voir si je vais aimer ça. Et j'aimerais aimer ça! Je me le souhaite.»

Si l'expérience fonctionne, il pourrait entamer une carrière à Paris à la fin de la tournée de son show Être, dans un an et demi ou deux ans. Il n'est toutefois pas prêt à y habiter presque en permanence, comme le font bien des artistes québécois tels que Stéphane Rousseau ou Anthony Kavanagh.

«Je me suis posé beaucoup de questions sur l'ambition, dit-il. J'ai réalisé que je n'ai pas l'ambition de la grandeur. J'ai plus l'ambition de développer des choses, d'essayer des affaires nouvelles et, si ce marché-là me permet de faire ça, O.K.. Mais pas être gros pour être gros.»

André Sauvé ajoute qu'il adore la France, un pays qu'il a visité plusieurs fois. «J'aime les mots, j'aime leur littérature, c'est sûr que ça m'attire. Il y a là-bas une richesse culturelle qui me plaît beaucoup. En même temps, il y a le complexe d'infériorité des Québécois par rapport aux Français qui demeure, mais c'est moins fort qu'avant. C'est quand même la mère patrie, la maison mère! On va prendre un café et Jean-Paul Sartre s'était assis là! Ça me séduit beaucoup. Mais y vivre, c'est autre chose.»




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