Ce qui gît dans ses entrailles: chroniques de la Rust Belt ***1/2

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Ce qui gît dans ses entrailles

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La PresseLaila Maalouf 3/5

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Nous sommes «au milieu de nulle part», au coeur de la Rust Belt - cette Amérique au passé industriel -, dans une petite ville au bord de l'agonie de la Pennsylvanie rurale, qui doit son nom à des mines de charbon désormais abandonnées.

Le forage sur des terres agricoles, après la découverte de gisements de gaz de schiste, est la première lueur d'espoir en 30 ans pour les résidants de Bakerton.

Sous la pression d'un représentant nomade, les fermiers signent les papiers qui doivent les rendre riches. Mais rien ne se passe comme prévu.

L'ancienne journaliste devenue romancière Jennifer Haigh, native de la Pennsylvanie, signe une fresque complexe et recherchée mettant en scène de multiples versions de «l'Américain moyen».

Il y a cette mère hypocondriaque convaincue que l'eau du robinet rend sa fille malade; ce couple de fermières bio dont l'une a un fils en prison; ce toxicomane qui essaye de reprendre sa vie en main; cette serveuse sans avenir qui fume de la méthamphétamine pour se sentir en vie; ou encore cette femme de pasteur qui converse avec son mari mort.

Chacun d'entre eux raconte, à sa façon, les combats impitoyables qui guettent le nouveau millénaire dans sa nouvelle guerre de l'énergie.

* * * 1/2

Ce qui gît dans ses entrailles. Jennifer Haigh. Gallmeister. 448 pages.

«Extrait : 

« La Pennsylvanie rurale ne fascine pas le monde, en général. Mais par cycles, par périodes, ses entrailles suscitent l'intérêt. Forez-la, dépouillez-la, brûlez-la, un holocauste en offrande aux besoins collectifs.

Bakerton le comprend au plus profond d'elle-même - une ville baptisée d'après une compagnie minière, Bakers Brothers, et pas l'inverse. Chester et Elias Baker ont donné le premier coup de pioche, ont raflé toutes les terres agricoles et ont embauché les hommes - Polonais, Italiens, Hongrois, Croates - qui arrivaient en grand nombre en chariot ou en train. »»





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