Qu'il est bon de se noyer: poussière sur la ville ***1/2

La PresseMario Cloutier 3/5

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Mario Cloutier

C'est une ville de l'amiante, comme dans le film Mon oncle Antoine de Claude Jutra ou encore Poussière sur la ville, le roman d'André Langevin. Mais le second roman de Cassie Bérard fait bien davantage penser à l'univers de David Lynch, créateur de Twin Peaks.

Jacinthe arrive à Asbestos en 2012 au moment où plusieurs enfants se noient mystérieusement et où la population s'impatiente devant la réouverture possible de la mine. Rien à voir entre les deux. Ou peut-être tout.

Jacinthe, elle, décide d'observer et d'enquêter. Le récit se déroule précisément dans un entre-deux. Entre l'extrême sensibilité de Jacinthe et la colère inquiétante des habitants de la ville. Entre la douleur d'un père qui a perdu ses enfants et la jalousie d'un amant putatif.

La romancière possède ce magnifique talent de créer des climats irréels, incertains. Est-ce l'eau du fond du lac ou la poussière sur la ville qui ennuagent notre compréhension? Et ce titre tendancieux à souhait.

Le lecteur s'y perd quelque peu, mais qu'il est bon de se noyer dans l'écriture d'une auteure dont le talent manifeste se confirme.

* * * 1/2

Qu'il est bon de se noyer. Cassie Bérard. Druide. 313 pages.

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