Les Friedland: ironique et trépidant ***1/2

La PresseJosée Lapointe 3/5

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Josée Lapointe

Berlin, août 2008: c'est la crise économique, mais surtout la crise chez les frères Friedland. Les jumeaux Eric et Iwan et leur demi-frère Martin semblent vivre tous les trois les contrecoups de cet après-midi de 1984 où ils ont assisté au spectacle d'un hypnotiseur qui a changé le cours de leur vie: après la représentation, leur père les a quittés pour devenir un auteur à succès.

Un quart de siècle plus tard, leurs vies de tromperie - Martin est prêtre et ne croit pas en Dieu, Eric est un conseiller financier véreux et Iwan un peintre faussaire - les rattrape en cet été de canicule où tout bascule.

Daniel Kehlman (Les arpenteurs du monde) propose ici un roman ironique, trépidant, brillant, rempli de détails - Martin est un champion de cube Rubik, les délires paranoïaques d'Eric, accro aux médicaments, ou comment Iwan réussit à faire monter les enchères autour du faux travail d'un vrai peintre.

Il dépeint une vie moderne essoufflée et essoufflante, qui laisse peu de place aux questionnements existentiels, et la chute de trois hommes est à la fois drôle et désolante.

Si Les Friedland fait s'interroger sur la notion de destin et de choix, il est surtout hautement divertissant, malgré une finale pas tout à fait à la hauteur.

* * * 1/2

Les Friedland, Daniel Kehlmann. Traduit de l'allemand par Juliette Aubert, Actes Sud, 302 pages.

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