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Barmans «bénévoles» payés au noir: «Inacceptable», dit Taillefer

Un reportage de La Presse a révélé hier... (PHOTO ULYSSE LEMERISE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Un reportage de La Presse a révélé hier que l'entreprise La Caravane d'la Bière, avec laquelle de nombreux festivals font affaire, recrute des serveurs qui ne reçoivent pas de salaire, mais partagent leurs pourboires sans les déclarer.

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Isabelle Hachey

L'homme d'affaires montréalais Alexandre Taillefer, qui a investi dans au moins quatre festivals de musique au Québec, juge «simplement inacceptable» que les barmans et serveurs de nombreux événements culturels et touristiques de la province soient des «bénévoles» payés au noir.

Un reportage de La Presse a révélé hier qu'un bon nombre de festivals québécois confient la vente d'alcool à un sous-traitant, La Caravane d'la Bière. Depuis des années, cette entreprise contourne les lois québécoises en recrutant des serveurs qui ne reçoivent pas de salaire, mais partagent leurs pourboires sans les déclarer.

La pratique contrevient non seulement à la Loi sur les impôts, mais aussi à la Loi sur les normes du travail. Au Québec, les entreprises sont tenues de rémunérer leurs employés, que ceux-ci reçoivent un pourboire ou non.

«Les entourloupettes dans la loi pour ne pas payer les gens sont nombreuses, malheureusement», déplore M. Taillefer, à la tête de Mishmash, «collectif expérientiel» qui regroupe notamment les festivals Igloofest, Piknic Électronik, Rockfest et le Mile Ex End Musique Montréal.

Alexandre Taillefer... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE) - image 2.0

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Alexandre Taillefer

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

L'investisseur, qui réclame un salaire minimum à 15 $ l'heure pour sortir des milliers de personnes de la pauvreté, admet ne pas être «très heureux de cette situation». Il affirme avoir lui-même demandé à Igloofest, qui comptait faire appel à La Caravane d'la Bière pour la première fois cette année, de reculer.

À la dernière minute, le festival de musique électronique - qui s'ouvre demain dans le Vieux-Port - a donc renoncé aux services du sous-traitant, au grand soulagement de la soixantaine d'employés d'Igloofest qui auraient été touchés par la mesure.

Les festivals réagissent

D'autres organisateurs de festivals ont réagi prudemment, hier, au reportage de La Presse.

«Nous négocions en toute bonne foi des ententes avec nos fournisseurs et sous-traitants et nous nous attendons à ce que chacun d'eux respecte les lois, fiscales ou autres, en vigueur. Il est clair que nous n'endossons pas les pratiques visant à contourner la loi», déclare Philip Vanden Brande, porte-parole d'evenko (Osheaga, Île Soniq et Heavy Montréal).

Même son de cloche au Festival international de jazz de Montréal. «S'il s'avère qu'un fournisseur ne respecte pas les lois, nous corrigerons alors immédiatement la situation», souligne Greg Kitzler, directeur des relations de presse.

«Nos fournisseurs ont l'obligation d'opérer selon les lois en vigueur. Nos choix se feront donc en conséquence», prévient pour sa part Anne Dongois, porte-parole du Festival Juste pour rire.

En entrevue la semaine dernière, le propriétaire de la Caravane d'la Bière, François St-Pierre, a admis que ses pratiques étaient peut-être «un peu folkloriques» et a promis de les modifier si cela s'avérait nécessaire.




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