Des projets de Montréal à Gaspé

Tout le long du Saint-Laurent, et au-delà, des entreprises maritimes... (PHOTO FOURNIE PAR GROUPE MARITIME VERREAULT)

Agrandir

PHOTO FOURNIE PAR GROUPE MARITIME VERREAULT

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse

Tout le long du Saint-Laurent, et au-delà, des entreprises maritimes développent leurs offres de services, tandis que certaines se font remarquer de manière plus originale... - Didier Bert, collaboration spéciale

Expansion en vue  pour Groupe Maritime Verreault

Après avoir utilisé ses propres deniers pour élargir sa cale sèche des Méchins au coût de 14 millions, Groupe maritime Verreault espère une aide financière du gouvernement du Québec pour la deuxième phase du projet. Celle-ci consiste à allonger la cale sèche et à agrandir la porte de l'infrastructure, au coût de 35 millions, somme que le chantier naval ne peut assumer seul. Or, ce projet permettrait d'accueillir de plus gros navires, qui doivent aujourd'hui partir en Europe pour y être réparés. Des compagnies maritimes nord-américaines manifestent déjà leur intérêt, affirme Denise Verreault, présidente de la firme gaspésienne qui pourrait recruter jusqu'à 150 employés pour faire face à ce surcroît de commandes.

Oceanex développe son offre vers Terre-Neuve-et-Labrador

Le transporteur Oceanex a acquis 125 conteneurs réfrigérés de 53 pieds, multipliant par cinq sa capacité de transport de produits frais et congelés vers Terre-Neuve-et-Labrador. Établie à St. John's, à Terre-Neuve, Oceanex dessert déjà la province toute l'année à partir du centre du Canada. Deux navires du transporteur maritime assurent ainsi un service bihebdomadaire à partir du port de Montréal. « Notre ambition est de devenir la plus importante et la plus puissante société de transport de l'est du Canada », assure le capitaine Hynes, président exécutif d'Oceanex. L'alimentation en électricité évite l'utilisation de groupes électrogènes, que ce soit en entrepôt ou à bord, ce qui contribue à réduire l'empreinte environnementale de l'entreprise.

CSL démantèle deux vraquiers 

Remplacés par des navires moins énergivores, les vraquiers Birchglen et Mapleglen (notre photo) ont quitté la flotte de Canada Steamship Lines (CSL). Construits au début des années 80, les deux bateaux sont partis vers la Turquie, où ils seront recyclés dans un chantier naval d'Aliaga. Le retrait du Birchglen et du Mapleglen porte à quatre le nombre de navires démantelés par CSL depuis trois ans. Six navires ont suivi le chemin inverse en grossissant la flotte de CSL, avec des performances énergétiques supérieures, puisqu'ils consomment 15 % moins de carburant. Le vraquier Birchglen avait effectué un transport remarqué en juillet 2010, en transportant des pièces d'éoliennes du port de Gros-Cacouna jusqu'à Bloomington, dans l'Illinois.

Le Chantier Naval Forillon  en pleine croissance

Le Chantier naval Forillon a livré cet été deux bateaux-remorqueurs, menant ainsi à bien un contrat de 1,5 million. L'entreprise de Gaspé travaille aussi à bâtir un grand navire de pêche, destiné à un client de Terre-Neuve, pour la somme de 4 millions. Mais le chantier naval est surtout en train de préparer la réalisation de son plus gros contrat à ce jour : la construction de six navires de recherche et de sauvetage pour la Garde côtière canadienne. Cette commande fera travailler l'entreprise jusqu'en 2020, contre une rémunération de 45,8 millions. La firme ajoutera 20 nouveaux employés à ses 50 existants. La construction commencera au début de l'année 2016.

Pénurie d'étudiants en logistique  de transport maritime

L'Institut maritime du Québec (IMQ) de Rimouski a suspendu son programme collégial de logistique du transport pour cette année, faute d'un nombre suffisant d'inscriptions d'étudiants. La nouvelle peut surprendre alors que le secteur est en effervescence, notamment en raison de la perspective de voir s'implanter plusieurs pôles logistiques dans la grande région de Montréal. Parmi ceux-ci, un immense pôle est en projet à Vaudreuil-Soulanges, à l'ouest de l'île de Montréal. L'IMQ est le plus important centre de formation maritime au Canada. Il est aussi le seul au pays à être francophone. L'IMQ invoque la baisse démographique et le manque de connaissances du public sur la filière pour expliquer cette désaffection.

Un nouveau pas  vers la navigation électronique

Pêches et Océans Canada a mis en ligne la première phase de son portail d'information maritime. Ce site récapitule une somme d'informations aidant à la préparation de la navigation au pays : la météo maritime, l'état des glaces, les marées, les niveaux d'eau et les courants, les aides à la navigation, les avis de danger, etc. Les pilotes peuvent aussi télécharger des jeux de données relatifs à ces différents sujets. Par la suite, le site proposera également des cartes marines numériques pour chaque région maritime du Canada.

Un vraquier pour une globe-trotteuse

Un navire de la compagnie maritime Fednav a secouru la globe-trotteuse britannique Sarah Outen en plein Atlantique Nord, alors que l'ouragan Joaquin menaçait son embarcation à rames. La jeune femme âgée de 29 ans était sur le point d'achever sa quatrième année autour du monde à bord de Happy Socks, son bateau de 5,5 mètres. Début octobre, le Centre de coordination de sauvetage en mer de Falmouth, au Royaume-Uni, avait contacté le navire Federal Oshima afin qu'il se déroute pour porter secours à Sarah Outen. Le vraquier long de 200 mètres a réussi à recueillir la globe-trotteuse, avant de parvenir à récupérer les effets personnels de l'athlète après trois tentatives d'accrochage. L'embarcation a dû cependant être abandonnée en mer. Sarah Outen a débarqué quelques jours plus tard à Saint-Lambert.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer