Plan Nord: en marche vers la production

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Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Alors que la valeur des métaux a du plomb dans l'aile, des sociétés minières poursuivent leurs démarches. Obtention de certificats d'autorisation, ententes avec les Premières Nations et révision du plan d'affaires s'ajoutent, au coeur de leurs préoccupations, à la recherche de financement.

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Malgré la diminution de la valeur du minerai de fer sur les marchés, la société minière compte poursuivre le développement de son projet de Lac Otelnuk

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Adriana Resources

La diminution de la valeur du minerai de fer sur les marchés, maintenant échangé à 75 dollars US la tonne, n'a pas freiné les travaux d'Adriana Resources. La société minière ontarienne compte toujours développer son projet du lac Otelnuk dans la fosse du Labrador, à 170 km au nord-ouest de Schefferville.

L'entreprise termine présentement une étude de faisabilité pour évaluer notamment combien pourrait lui coûter le projet.

En raison de la position géographique de la mine, l'enjeu du transport du minerai pèse lourd dans la balance. Selon Allen Palmiere, président et chef de la direction d'Adriana Resources, l'entreprise évalue plusieurs options à ce sujet.

«Nous pourrions acheminer le minerai par convoyeur, mais un chemin de fer rendrait sans doute le projet encore moins coûteux», dit-il.

C'est dans cette optique que l'entreprise a répondu à l'invitation du gouvernement québécois et participera à l'étude de faisabilité pour un lien ferroviaire entre Sept-Îles et l'entrée de la fosse du Labrador. Champion Iron Mines s'est aussi jointe à ce projet dans lequel le gouvernement investira jusqu'à 20 millions.

Le projet du lac Otelnuk est mené conjointement par Adriana Resources et l'aciériste chinois Wisco, qui détient 60% du projet. Selon M. Pelmiere, le début de la construction de la mine ne se fera pas avant le milieu de 2016.

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Située à 200 kilomètres au nord de la ville de Saguenay, la mine du lac à Paul devrait générer environ 475 emplois directs dans la région. Si elle parvient à boucler son financement à temps, Arianne Phosphate prévoit d'amorcer l'aménagement de son site minier à la fin de l'année 2015.

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Arianne Phosphate

La société minière Arianne Phosphate a accueilli en septembre dernier un investisseur de taille: le gouvernement du Québec.

Par l'entremise de son bras financier Investissement Québec, celui-ci a injecté 2 millions dans l'entreprise, dans le cadre d'une ronde de financement totalisant 8 millions.

«C'est une somme qui est avant tout symbolique, convient Jean-Sébastien David, chef de l'exploitation d'Arianne Phosphate. Mais elle veut dire beaucoup pour nous.»

Selon lui, le geste du gouvernement souligne toute la valeur qu'a ce projet minier à ses yeux.

«C'est un dossier important pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dit-il. Ça pourrait être une façon de diversifier l'économie parce que les gros piliers comme l'aluminium et le bois ne se portent plus aussi bien qu'avant.»

Située à 200 kilomètres au nord de la ville de Saguenay, la mine du lac à Paul devrait générer environ 475 emplois directs dans la région.

Avant d'y parvenir, la société minière devra toutefois obtenir l'aval du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE). Un jalon que Jean-Sébastien David espère atteindre au cours de l'année 2015.

C'est alors que s'amorcera le processus de financement de la mine dont le coût est évalué à plus de 1,2 milliard.

Si elle parvient à boucler son financement à temps, Arianne Phosphate prévoit lancer l'aménagement de son site minier à la fin de l'année 2015.

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Jean Rainville, président et chef de la direction de Métaux BlackRock

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Métaux BlackRock

La société à capital fermé Métaux BlackRock a planté un nouveau jalon le 6 novembre dernier en recevant l'aval du ministère de l'Environnement du Canada pour son projet de fer-titane-vanadium situé à 25 kilomètres de Chibougamau.

L'entreprise s'affaire maintenant à recueillir les capitaux nécessaires pour la construction de sa mine, qu'elle souhaite entamer au printemps prochain.

Elle révise aussi sa stratégie en étudiant l'option de transformer de préférence son titane ou son concentré de fer.

«La réduction du prix du fer nous a obligés à revoir notre plan d'affaires et à aller plus vite vers la transformation», explique Jean Rainville, président et chef de la direction de Métaux BlackRock.

Selon lui, la décision de transformer préférentiellement du fer ou du titane influencera la nature des investisseurs qui injecteront des fonds dans le projet.

Présentement, des intérêts hongkongais détiennent 65% des actions de l'entreprise minière. Une partie de la production de fer est d'ailleurs destinée à la Chine.

La situation pourrait toutefois changer rapidement, selon Jean Rainville. «On cherche d'abord à attirer des investisseurs locaux, dit-il. Un des facteurs importants dont il faut tenir compte, c'est le coût du transport, et c'est moins coûteux d'expédier nos minerais aux États-Unis qu'en Asie.»

Focus Graphite pourrrait miner ses premiers flocons de... (PHOTO FOURNIE PAR FOCUS MÉTALS) - image 5.0

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Focus Graphite pourrrait miner ses premiers flocons de graphite dès le milieu de 2016 à son projet de Lac Knife.

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Focus Graphite

L'année 2014 aura été faste pour Focus Graphite. Après avoir réalisé cet été une étude de faisabilité pour son projet du lac Knife, l'entreprise a signé une entente d'avant-projet avec la communauté innue Takuaikan Uashat mak Mani-Utenam.

Si tout va comme prévu, cette société ontarienne pourrait miner ses premiers flocons de graphite dès le milieu de 2016. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, indique Adrienne Mauriks, responsable des relations avec les investisseurs chez Focus Graphite.

«Avant d'en arriver là, nous devons recevoir un certificat d'autorisation, mais aussi obtenir le financement nécessaire, souligne-t-elle. Nous espérons avoir complété le tout avant mai pour entamer les travaux à ce moment-là.»

Des investissements de 166 millions seront nécessaires pour développer la mine du lac Knife. Le site, qui se trouve à 27 kilomètres au sud de Fermont, est déjà accessible par la route. Ne reste plus qu'à le connecter au réseau d'Hydro-Québec. Une affaire de 14 kilomètres.

Une fois la mine en marche, la production de Focus sera entre autres expédiée en Chine pour être utilisée dans l'industrie sidérurgique.

À cet effet, l'entreprise a déjà en poche une entente avec un conglomérat chinois. Celui-ci lui achètera un minimum de 20 000 tonnes de concentré par année sur une période de 10 ans. Un chiffre qui représente près de la moitié de la production annuelle prévue par la mine.




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