Défis mondiaux et régionaux

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Il reste encore quelques formalités à remplir et le nouveau programme MBA en analyse d'entreprises pourra accueillir ses premières cohortes dans six mois.

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Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Elles ont en commun d'offrir un programme de MBA sur le territoire québécois. Mais leurs préoccupations, voire leurs ambitions ne sont pas nécessairement les mêmes. L'Université McGill veut attirer davantage d'étudiants étrangers. L'UQTR cherche à enseigner ailleurs dans le monde. Pendant ce temps, l'UQAC maintient ses activités et cherche un nouveau souffle.

McGILL

L'expérience internationale

L'Université McGill prévoit lancer à l'automne 2016 un nouveau MBA en analyse d'entreprises (business analytics). « Ça concerne le big data et les façons de prendre des décisions basées sur la récolte de données, explique Don Melville, directeur des programmes de maîtrise et de MBA. On a une grosse demande pour ça. On est très enthousiastes. » Il reste encore quelques formalités à remplir, et le nouveau programme pourra accueillir ses premières cohortes dans six mois. « Avoir un produit à jour qui répond à un besoin est dans notre culture », précise le directeur. L'ajout de nouveaux programmes s'inscrit dans une volonté claire : demeurer parmi les universités nord-américaines offrant l'une des meilleures expériences internationales. « La moitié de nos étudiants sont originaires de 35 pays, et 75 % de nos professeurs viennent de partout dans le monde », rappelle M. Melville. Le succès de McGill repose également sur deux autres éléments : l'approche personnalisée et l'enseignement intégré. « Notre culture est très forte, dit-il. Nos classes ne dépassent pas les 90 étudiants. Tout le monde se connaît. Il y a ici un esprit de famille très fort. C'est aussi cela que les étudiants recherchent quand ils viennent chez nous », conclut Don Melville.

Diplômés MBA en 2015 : 80

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Ce qui distingue avant tout l’UQTR : sa grande expertise en PME.

Photo fournie par l’UQTR

UQTR

MBA sans frontières

L'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) ne manque pas d'ambition pour son programme de MBA. Déjà présente à Hanoï, au Vietnam, où elle s'apprête à accueillir sa troisième cohorte, l'université mauricienne veut augmenter sa présence ailleurs dans le monde. « Nous sommes en réflexion pour offrir notre MBA en gestion dans un nombre croissant de pays francophones », explique Théophile Serge Nomo, professeur et directeur du programme MBA. Au Québec, l'UQTR poursuit également son expansion : elle vient d'ouvrir un campus à Drummondville et, depuis quelques mois, son MBA est enseigné dans la région de Vaudreuil-Soulanges. En marge de ce déploiement, l'université procède actuellement à une « évaluation majeure » de son programme en vue d'y apporter des « modifications importantes » dans un proche avenir, se contente de dire Théophile Serge Nomo. Ce qui distingue avant tout l'UQTR : sa grande expertise en PME. Ses MBA à temps plein et à temps partiel portent sur la performance, le risque, la gestion de projets et l'innovation dans les PME, mais aussi dans les autres types d'organisations.

Diplômés MBA en 2015 : 20

Malgré le contexte économique difficile au Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Université... (Photo fournie par l’UQAC) - image 3.0

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Malgré le contexte économique difficile au Saguenay–Lac-Saint-Jean, l’Université du Québec à Chicoutimi réussit à tirer son épingle du jeu.

Photo fournie par l’UQAC

UQAC

Le défi des régions

Pas toujours facile d'être une université en région. Le contexte économique difficile au Saguenay-Lac-Saint-Jean ne facilite pas la vie de l'Université du Québec à Chicoutimi (UQAC). « Les inscriptions se maintiennent, et nous venons de réviser notre programme. Ça bouge quand même », explique Daniel Gagnon, professeur et directeur du programme de MBA. L'université saguenéenne est notamment éprouvée par les pertes d'emplois dans les grandes entreprises issues des secteurs de l'énergie et des ressources naturelles. « Notre clientèle naturelle, c'était les cadres de ces grandes organisations, rappelle M. Gagnon. Heureusement, notre clientèle se diversifie de plus en plus. » Entre autres nouveautés, l'UQAC vient de revoir le contenu de ses cours et leur ordonnance. Aussi, son MBA pour cadres intermédiaires est désormais échelonné sur trois ans, plutôt que deux ans et demi. Une façon de donner un peu d'oxygène aux étudiants qui, tous sans exception, occupent un emploi pendant leurs études.

Diplômés MBA en 2015 : 20




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