Pour affronter les nouveaux enjeux

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Le diplôme de MBA est le seul reconnu internationalement, et surtout, il se veut un accélérateur de carrière, selon Jean-Luc Geha, président du Conseil d'administration de l'AMBAQ et professeur associé à HEC Montréal.

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Jean Gagnon
La Presse

Les besoins en gestion sont de plus en plus complexes. C'est pourquoi les programmes de MBA des différentes universités québécoises ne cessent de se raffiner d'année en année. Voici les témoignages de trois diplômés.

Hélène Jacques est vice-présidente, initiatives stratégiques, à la... (PHOTO HUGO-SéBASTIEN AUBERT, LA PRESSE) - image 2.0

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Hélène Jacques est vice-présidente, initiatives stratégiques, à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

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Une vision globale

Hélène Jacques, vice-présidente, initiatives stratégiques, à la Caisse de dépôt et placement du Québec

La valeur ajoutée des diplômés MBA, c'est leur capacité d'avoir une vision globale, estime Mme Jacques. À son avis, les diplômés sont plus en mesure de s'attaquer aux enjeux transversaux, qui nécessitent un décloisonnement des compétences au sein de l'entreprise.

«Les programmes de MBA visent à former des gens capables de gérer toutes les facettes d'un même problème», dit Mme Jacques, qui a siégé au conseil d'administration de l'Association des MBA du Québec de 2012 à 2014 et qui est responsable de l'ouverture des bureaux à l'international pour la Caisse de dépôt.

La capacité de gérer le changement s'acquiert dans le développement du leadership, poursuit-elle. «Les étudiants au MBA développent durant leur formation cette habileté à communiquer qui est essentielle au leadership», précise-t-elle.

À qui s'adresse le MBA? «Aux gens dynamiques, qui possèdent une grande ouverture d'esprit et qui sont versatiles», répond la gestionnaire.

Les critères d'admission aux différents programmes de MBA sont relativement sévères, principalement en ce qui concerne l'expérience en milieu de travail qui est exigée par la plupart des programmes. Et c'est très bien ainsi, selon la vice-présidente à la Caisse de dépôt. «Le MBA est un titre prestigieux et reconnu, il faut donc le mériter», dit-elle.

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François Gagner, MBA, directeur vérification diligente et redressement au Fonds de solidarite FTQ

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Élargir ses horizons

François Gagner, directeur à la vérification diligente et au redressement, Fonds de solidarité FTQ

La formation MBA développe une largeur d'esprit et des connaissances qui permettent de faire une meilleure analyse des investissements proposés, remarque M. Gagner.

Il compare le diplômé MBA à l'athlète qui pratique le décathlon, une discipline comportant dix épreuves variées. «Comme le décathlonien, il n'est pas nécessairement le meilleur dans chaque discipline, mais personne ne possède un aussi large éventail de connaissances et d'aptitudes que lui», dit-il.

Les gens qui ont acquis la formation MBA sont capables de tenir un discours cohérent avec tous les spécialistes de l'entreprise. Cela permet de tisser les liens entre les différents départements et de faire comprendre quel devra être le produit fini, explique-t-il. «Le diplômé comprend les subtilités de tous les secteurs, que ce soit la gestion, la comptabilité ou le marketing», dit-il.

Les programmes MBA permettent de côtoyer des gens provenant de plusieurs disciplines qui arrivent chacun avec un bagage différent et qui peuvent avoir des attentes différentes. «Tout cela fait que l'on s'enrichit de la présence de l'autre», constate François Gagner.

Jean-Luc Geha est président du conseil d'administration de... (PHOTO HUGO-SéBASTIEN AUBERT, LA PRESSE) - image 4.0

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Jean-Luc Geha est président du conseil d'administration de l'Association des MBA du Québec.

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Répondre aux besoins

Jean-Luc Geha, professeur invité à HEC Montréal et président du conseil d'administration de l'Association des MBA du Québec

Les sondages auprès des entreprises révèlent clairement leurs besoins d'embaucher non pas seulement des spécialistes, mais aussi des gens qui pourront gérer toutes les facettes de l'entreprise, souligne M. Geha.

«Dans un monde où les communications sont devenues si rapides et la compétition, si forte, ce sont les entreprises qui percevront les changements de tendance qui survivront, dit-il. Elles ont besoin de gestionnaires ayant une compréhension des enjeux, et c'est ce que vise le MBA.»

Au MBA, ajoute le professeur, on cherche à développer chez les étudiants la capacité de résoudre des situations complexes. «Ils doivent amener l'entreprise à être plus proactive et ainsi satisfaire le client avec le meilleur produit», explique-t-il.

En entreprise, rappelle M. Geha, on gère des gens, et non des machines. «Le bon gestionnaire est souvent celui qui possède le savoir-être plutôt que le savoir-faire, dit-il. Un bon MBA est celui pour lequel on aimerait aller travailler.»

Jean-Luc Geha a le message suivant pour les entreprises: «Le fait de détenir un MBA assure que l'individu a les compétences et qu'il comprend les grands enjeux.» Et aux diplômés MBA, il dit: «Profitez du savoir que vous avez acquis pour redresser et faire avancer les sociétés qui vous embauchent.»




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