Bien choisir son banquier

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L'entrepreneur doit avant tout chercher un partenaire d'affaires, un banquier qui comprend l'entreprise et qui veut bâtir une relation à long terme avec elle.

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Martin Primeau

Collaboration spéciale

La Presse

Une fois par semaine, nous présentons trois conseils pour aider les entrepreneurs et les dirigeants à bien gérer leurs entreprises.

Plus tôt que tard, le gestionnaire d'une PME est amené à cogner à la porte des banques pour financer son entreprise. Dans un scénario idéal, plusieurs offres de financement lui seront proposées. Comment choisir les meilleures?

Selon Yvon Jeghers, premier vice-président, financement corporatif, à la Banque de développement du Canada, plus d'un facteur est à considérer, et les taux d'intérêt arrivent loin sur la liste.

À son avis, l'entrepreneur doit avant tout chercher un partenaire d'affaires, un banquier qui comprend l'entreprise et qui veut bâtir une relation à long terme avec elle.

«On veut qu'il comprenne la nature des actifs et qu'il soit ouvert à effectuer plus d'une transaction avec les années», ajoute-t-il.

L'offre de financement et les modalités de remboursement doivent aussi être adaptées au cycle de vie de l'actif, selon la vitesse à laquelle l'entreprise peut convertir les achats de ses fournisseurs en ventes.

«Bien arrimer le financement avec la vie de l'actif, c'est bien plus important que le taux d'intérêt», conclut le spécialiste.

Parcourir: Les 7 péchés capitaux en matière d'emprunt pour votre entreprise

Ressources humaines Une offre d'emploi accrocheuse

Il est loin, le jour où une offre d'emploi ne se résumait qu'à des phrases descriptives sur le poste offert. Pour trouver bon entendeur, les entreprises d'aujourd'hui doivent désormais savoir se distinguer.

«Dans un marché de recherche d'emploi qui est passif, il faut absolument que l'offre d'emploi soit accrocheuse», souligne Émilie Pelletier, associée principale chez Groupe Marketing RH.

Pour ce faire, la spécialiste propose d'inclure dans une offre une série d'éléments clés.

1. Mettre de l'avant le logo, un slogan ou une image pour attirer l'oeil;

2. Décrire l'entreprise en quelques lignes;

3. Faire la liste des défis associés au poste offert, en incluant, notamment, le salaire;

4. Amener l'individu à déposer sa candidature en l'incitant à visiter le site web de l'entreprise.

«Les deux éléments sur lesquels il faut mettre l'accent, c'est le logo accrocheur et la liste des facteurs capables de mobiliser la personne», précise la spécialiste.

Selon elle, l'offre d'emploi devra ensuite être publiée dans un média approprié, selon le type de travailleur recherché.

«Si on cherche des professionnels, LinkedIn est intéressant, mais si on parle de postes plus traditionnels, ce n'est peut-être pas le meilleur canal à utiliser, dit-elle. Il y a aussi des facteurs régionaux à prendre en compte: le Publisac, par exemple, fonctionne bien en région, mais pas autant dans les grandes villes.»

Lire: Comment bâtir une offre d'emploi accrocheuse

Gestion Prêt pour un conseil consultatif

Pour maintenir le cap sur la croissance, un entrepreneur aura à s'entourer de gens aux compétences variées.

Selon Pierre A. Baril, coachpour dirigeants de PME et formateur à HEC Montréal, miser sur un comité consultatif représente une belle façon d'y arriver.

«C'est rare qu'on puisse s'améliorer en faisant les choses tout seul, dit-il. Il faut savoir s'entourer de gens forts.»

Le comité consultatif est constitué d'environ six membres qui se réuniront un minimum de cinq fois par année. En plus du président et des actionnaires, on y inclura un ou deux spécialistes externes.

«L'important, c'est d'aller chercher des experts là où on est plus faible», dit le spécialiste. Par exemple, une entreprise qui se tourne vers l'exportation aura avantage à inclure un expert de la question dans son comité consultatif, explique-t-il.

Comme son nom l'indique, le comité consultatif a d'abord et avant tout un rôle de consultation. Il n'accorde pas de pouvoir à ses membres et ne les engage pas légalement comme le fait un conseil d'administration.

Selon Pierre A. Baril, l'exercice peut quand même préparer l'entreprise à avoir son conseil d'administration. «C'est une bonne pratique de gouvernance», dit-il.

Lire: Bâtir et gérer un bon conseil d'administration ou un comité consultatif de PME




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