Formation en aérospatiale : MSB mise sur la flexibilité

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Pour travailler au sein de MSB, plus des deux tiers des 215 employés ont dû suivre une formation.

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Ulysse Bergeron

Collaboration spéciale

La Presse

MSB Ressources globales mise sur la formation continue pour se tailler une place en aéronautique. Une stratégie qui donne à la jeune entreprise la flexibilité nécessaire pour développer le secteur hyperspécialisé de la finition intérieure d'appareils.

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Patrick St-Louis dirige MSB Ressources Globales depuis sa fondation en 2010.

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«Pour nous, la formation continue est une nécessité», indique Patrick St-Louis, président et cofondateur de MSB Ressources globales. Créée en 2010, l'entreprise de Boucherville accompagne des entreprises dans la gestion de projets et dans l'ingénierie liées à la finition intérieure d'appareils. L'aéronautique représente près de 80% de ses activités.

«C'est que le travail est à ce point spécifique qu'il est impossible de l'apprendre sur les bancs d'école. Tu dois nécessairement avoir travaillé dans le domaine», précise Stéphanie Martel, directrice des ressources humaines chez MSB.

Un ingénieur ou un technicien qui sort de l'école «a nécessairement besoin d'une mise à niveau, d'une formation, pour être adapté au service dans lequel il va travailler», ajoute Patrick St-Louis.

Collaboration avec l'ENA

Afin d'offrir des formations sur mesure à ses employés, MSB a tissé des liens étroits avec l'École nationale d'aérotechnique (ENA) du Collège Édouard-Montpetit. Conjointement, des employés de l'entreprise et des formateurs de l'ENA élaborent les formations.

Dès lors, elles répondent à des besoins «très spécifiques» et qui ne s'adressent pas à «une cohorte de 10 000 personnes», mais bien à une douzaine d'employés, dit Patrick St-Louis.

«Un de nos employés expérimentés pourrait donner la formation. Mais ce ne serait pas équivalent. Les spécialistes de la formation, c'est nos partenaires de l'ENA qui les ont», ajoute-t-il.

L'an dernier, MSB a investi plus de 100 000$ dans une formation de 170 heures visant l'acquisition de compétences propres à la finition intérieure. «Un ingénieur qui apprend à travailler avec des boulons n'apprend pas à travailler avec du cuir, des tissus, du bois, du velcro ou d'autres types d'adhésifs. Il n'y avait rien de tel sur les bancs d'école», dit-il.

À cela s'ajoutent les formations liées à des projets répondant aux spécificités de grands donneurs d'ordres comme Bombardier ou Aerolia. «En deux semaines, nous sommes capables de déployer une équipe en les formant, en leur offrant des mises à niveau et en les intégrant dans l'équipe d'un de nos partenaires», indique Stéphanie Martel.

Marque de commerce

Au fil du temps, cette façon de faire est devenue la marque de commerce de l'entreprise. Patrick St-Louis cite l'exemple du centre de recherche et développement de Honda, situé en Ohio. «Nous allons devoir y envoyer des employés pour des projets. Une délégation d'une dizaine de personnes est actuellement sur le terrain pour documenter leurs façons de faire, leurs processus. À partir des informations recueillies, une formation sera développée.»

Pour travailler au sein de MSB, plus des deux tiers des 215 employés ont dû suivre une formation. Une façon de faire qui nécessite temps et argent. Près de 5% du chiffre d'affaires de l'entreprise est annuellement investi en formation continue.

Loin d'être réfractaires, les employés apprécient l'approche, note Stéphanie Martel: «Dans le domaine du génie, il y a une plus grande ouverture que dans d'autres domaines lorsqu'il est question d'innovations et d'apprentissage.»

Patrick St-Louis en rajoute. Il en est de la responsabilité des employeurs d'amener leurs employés à se dépasser. «Lorsque je travaillais chez Bombardier, un collègue gestionnaire m'avait dit: «Tu as raté ton coup si un employé n'est pas meilleur après avoir passé des années dans ton équipe.» Cette phrase me suit encore lors de mes décisions.»

Formation en ligne

Prochaine étape: les formations en ligne (e-training) et l'apprentissage en ligne (e-learning). MSB a exploré cette avenue sans toutefois dénicher la technologie qui répond précisément à ses besoins. Ce n'est qu'une question de temps, selon Patrick St-Louis.

«Je dois m'initier à cet univers. La formation du futur, c'est là qu'elle va se faire. Non seulement ce type de tutoriel relève les facettes où un employé fait des erreurs, mais aussi là où ils ont des hésitations», dit-il.

Sourire dans la voix, il lance: «Ces tutoriels sont divertissants. Ils ressemblent à des jeux vidéo. Tu peux envoyer des mises à niveau à tes employés et, le soir, ils vont préférer les faire plutôt que de regarder Tout le monde en parle à la télévision.»

Qui plus est, la formation et l'apprentissage en ligne répondent aux ambitions internationales de MSB, qui croît de plus en plus à l'étranger. Ses clients viennent aussi bien du Canada que des États-Unis, de l'Europe, de l'Australie et de l'Amérique du Sud.

«Par moment, c'est rassembler nos employés pour une formation qui est le plus difficile parce qu'ils ne sont pas toujours physiquement avec nous», explique Stéphanie Martel.




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