Entreprises vertes: après le développement, la commercialisation

L'usine d'Enerkem à Edmonton est la première usine... (Photo Merle Prosofsky)

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L'usine d'Enerkem à Edmonton est la première usine commerciale au monde à utiliser des déchets non recyclables pour produire du méthanol et de l'éthanol.

Photo Merle Prosofsky

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Josianne Haspeck
La Presse

Les technologies vertes innovantes prennent un certain temps à devenir réalité. Certaines entreprises fondées au début du millénaire amorcent à peine la commercialisation de leurs technologies. En voici quelques-unes.

ENERKEM

Une bioraffinerie à Varennes

Avec sa première usine, située à Edmonton, Enerkem a commencé la production de méthanol à l'été 2015 et prévoit poursuivre avec la production d'éthanol en 2017. D'ici là, l'entreprise compte construire une usine semblable à Varennes. Marie-Hélène Labrie, première vice-présidente, affaires gouvernementales et communications, indique que cet investissement de plus de 100 millions engendrera, d'ici deux ans, l'embauche d'une quarantaine de personnes. En 2017, 38 millions de litres de biocarburants pourront être produits, ce qui permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 110 000 tonnes d'équivalent CO2 chaque année.

AGRISOMA BIOSCIENCES

Premiers essais au Québec

Spécialisée dans les cultures destinées au marché des biocarburants, Agrisoma Biosciences termine le développement de la prochaine génération de semences d'une plante, appelée Brassica Carinata, qui permettra d'extraire le double d'huile à partir de la même quantité de semences. Celles-ci seront offertes sur le marché en 2017 pour les agriculteurs. Actuellement, ils sont une centaine en Amérique à en faire la culture. Les premiers essais de culture au Québec seront réalisés ce printemps sur des terres en jachère ou en rotation. L'huile extraite est transformée en biocarburants servant principalement aux compagnies aériennes.

SOLVA-REC

Diversifier et améliorer ses activités

Spécialisée dans la gestion de matières dangereuses résiduelles (MDR), Solva-Rec agrandit ses installations avec la construction d'un nouveau bâtiment au printemps 2017. L'objectif est d'augmenter la capacité de production de 25 à 30 %. Jusqu'en 2015, l'entreprise revalorisait plus de 94 % des MDR en faisant affaire avec des entreprises ontariennes et américaines. Cette réalité fera partie du passé en raison du cours du baril de pétrole brut à la baisse, qui fait perdre de la valeur aux produits recyclés sur le marché, rendant l'enfouissement plus intéressant financièrement.

TRICENTRIS

La micronisation du verre source d'ajout cimentaire

Pour répondre « à la demande exponentielle » pour le verre micronisé, le centre de tri Tricentris investira 2 millions pour la construction d'un nouveau bâtiment et l'acquisition d'équipements pour son usine de micronisation du verre. Grâce à une technologie mise au point par la chaire SAQ de valorisation du verre dans les matériaux de l'Université de Sherbrooke, Tricentris fournit le verre micronisé à titre d'ajout cimentaire servant à la confection de béton plus résistant et durable. Le projet permettra de produire jusqu'à 30 000 tonnes de verre, qui serviront notamment à la réalisation de trottoirs à Montréal et à New York.

COMPLEXE ENVIRO PROGRESSIVE

L'avenir est dans le biométhane

Un an après l'inauguration de son usine de transformation de biogaz en biométhane, Vision Enviro Progressive songe à mettre en place le même procédé pour les matières compostables. L'usine a été conçue pour produire près de 5230 pieds cubes de gaz naturel. Avec le taux de change actuel, il est « très payant » pour l'entreprise de produire du biométhane, gaz vendu à des courtiers surtout américains. « Notre retour sur investissement est plus rapide que prévu », affirme André Chulak, coordonnateur aux communications.




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