Un modèle d'affaires à revoir

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Regroupements, acquisitions et nouvelle façon de faire sont au menu des cabinets d'avocats spécialisés dans le droit des affaires, soutient Pierre Boucher, qui observe les grands mouvements de cette industrie.

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Yvon Laprade

Droit des affaires

La Presse

Les cabinets d'avocats devront expérimenter «de nouveaux modèles» pour ne pas se faire devancer par des concurrents aux pratiques innovantes et, parfois, moins coûteuses, prévient Pierre Boucher, économiste et directeur général de l'Observatoire des services professionnels.

Des acteurs qu'on n'attendait pas pourraient bientôt bouleverser l'équilibre du marché, selon l'auteur du livre L'implosion du marché des services juridiques.

Un acteur qui dérange

Axiom Law, basé à New York, fait partie de ces acheteurs à surveiller sur les marchés internationaux. L'entreprise de 1200 avocats, qui n'a pas encore testé le marché québécois, s'impose avec «un modèle qui dérange les cabinets d'avocats traditionnels», constate l'économiste.

«Cette entreprise a une structure souple et légère qui lui permet de remplir des mandats élargis à moindre coût pour ses clients, explique Pierre Boucher. Ses avocats travaillent chez le client. Elle fait de l'impartition à grande échelle et ça fonctionne.»

La négation

Or, selon ce qu'observe Pierre Boucher, les cabinets d'avocats du Québec continuent de se sentir à l'abri dans leur «forteresse gauloise». «Ça doit faire 20 ans que je lance des signaux, dit-il. Mais là, je dis: réveillez-vous!»

La prise de conscience

Les clients sont de plus en plus exigeants et les avocats doivent «livrer la marchandise», concède Mario Charpentier, associé directeur au sein du cabinet montréalais BCF.

«Nous devons faire preuve de plus d'ouverture envers ceux qui nous confient des mandats. Nous avons passé en revue notre façon d'offrir des services et il est clair dans notre esprit que la tarification conventionnelle, où on calcule les heures, n'est plus nécessairement la norme. On doit se commettre envers nos clients et faire davantage preuve de cohésion dans tout.»

La recherche de partenaires

Les grands cabinets vont-ils se lancer à la recherche de partenaires pour rester dans la course? Faut-il craindre la disparition d'un autre grand cabinet, comme ce fut le cas avec la dissolution de Heenan Blaikie?

André Gagnon suit l'évolution de ce secteur de très près depuis plus de 30 ans. Il dirige le magazine Le monde juridique. Selon lui, «des cabinets européens, notamment, cherchent des partenariats avec des firmes du Québec».

«Manifestement, dit-il, on se prépare des deux côtés de l'Atlantique avec l'entrée en vigueur de l'Accord économique et commercial entre le Canada et l'Union européenne.»

LES CINQ CABINETS LES PLUS IMPORTANTS À MONTRÉAL

1. Norton Rose Fulbright Canada: 177 avocats

2. Fasken Martineau DuMoulin: 170 avocats

3. Heenan Blaikie: 158 avocats (dissous en 2014)

4. Stikeman Elliott: 155 avocats

5. McCarthy Tétrault: 142 avocats

Note: Lavery et BCF arrivent respectivement au 6e et au 8e rang

LES CINQ CABINETS LES PLUS IMPORTANTS AU CANADA

1. Borden Ladner Gervais: 769 avocats

2. Gowling Lafleur Henderson: 715 avocats

3. Fasken Martineau DuMoulin: 631 avocats

4. Norton Rose Fulbright: 604 avocats

5. McCarthy Tétrault: 544 avocats

Note: Cain Lamarre Casgrain Wells arrive au 23e rang




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