Dirigeables, modernisation et déchets

Une PME dont les dirigeables sillonneront le Grand Nord canadien. Une autre qui... (Photo fournie par LTA Aérostructures)

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Photo fournie par LTA Aérostructures

Stéphane Champagne

Collaboration spéciale

La Presse

Une PME dont les dirigeables sillonneront le Grand Nord canadien. Une autre qui s'efforce de réduire la quantité de pièces d'avion jetées à la poubelle. Enfin, une troisième pour laquelle une entente à long terme avec un motoriste lui permet de moderniser ses installations. Voici trois entreprises québécoises qui ont le vent en poupe.

Des dirigeables dans le ciel d'ici à 2019

Le ciel du Nunavik et du Nunavut accueillera un spectacle étonnant en 2019: d'énormes dirigeables y feront la navette. C'est ce que promet Michael Dyment, président de LTA Aérostructures. Ce consortium prévoit investir 90 millions dans la construction au printemps 2016 d'une gigantesque usine à Mirabel, où seront construits, entretenus et opérés les dirigeables LTAA-10 et LTAA-70. Ces mastodontes longs de 80 m pourront respectivement transporter des charges de 22 000 et de 150 000 lb entre le Nord et le Sud. Clientèles visées: les entreprises minières et pétrolières, de même que les populations inuites. Près de 1000 emplois seraient créés dans ce projet financé en partie par le gouvernement du Québec.

Investissement et nouveaux contrats

Les projets ne manquent pas pour Atlas Aeronautik. Après avoir signé un contrat à long terme avec le motoriste Pratt&Whitney, la PME de 200 employés injecte actuellement entre 3 et 5 millions afin de moderniser et d'optimiser sa filiale Sido, située à Granby. À son autre filiale granbyenne, Air-Terre Équipement, spécialisée en engrenages, elle met au point de nombreux produits destinés aux prochaines générations d'avions. La PME, également propriétaire d'Aviation Lemex à Saint-Hubert, attend impatiemment la suite des choses pour la C Series de Bombardier, l'un de ses principaux clients. L'entreprise réalise 70% de ses ventes au Canada. Les 30% résiduels trouvent preneur en Europe et, de plus en plus, en Asie.

Réparer les pièces au lieu de les jeter

À ce jour, une pièce abîmée de la structure primaire d'un avion était automatiquement jetée à la poubelle. En unissant ses forces avec FusiA, Pierre Ayotte veut changer la donne. Le président de Groupe DCM travaille actuellement sur différentes technologies, dont l'une basée sur la fabrication additive. L'entreprise de 130 employés fournit déjà de l'outillage de maintenance pour les appareils de Bombardier, Boeing, Embraer et Airbus. «On est les seuls à faire affaire avec les quatre», se félicite M. Ayotte. Outre ses deux usines de Boisbriand et de Blainville, l'homme d'affaires vise des acquisitions à court terme. D'ici à 2020, la PME souhaite faire passer ses revenus de 20 à 100 millions.




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